06/12/2009

Mumbai encore et encore...

 

Salut à tous,


Me voici donc de retour à Mumbai. Je suis passablement crevé: le choc thermique y est certainement pour quelque chose. Je suis passe sans transition des 4 degrés et de la pluie bruxelloise à 32 degrés sous un beau soleil en Inde.

La crainte du départ était que je n'avais pas de billet électronique en ordre: le mien avait été émis en février et depuis, toutes les heures avaient été modifiées de même que les aéroports de transit, Frankfort remplaçant Munich.

A Frankfort, ce fut la course à travers un aéroport géant: 30 minutes pour arriver juste à temps pour l'embarquement vers Mumbai.

Au moment de l'appel pour les 1ères classes et les business, tous les indiens se lèvent et se précipitent: toujours aussi disciplinés mes amis indiens. Dans l'avion, ils essayent tous de caser leurs bagages à main qui ont la taille de valises XXL. Les hôtesses doivent faire preuve d'une patience d'ange face à ces furies qui ont l'air de trimballer toute leur garde robe en bagage à main.

Vol décevant: on ne reçoit que le strict minimum (oreiller et couverture) et il n'y a pas d'écran individuel. Bref, la Lufthansa n'est plus dans ma liste pour les voyages vers l'Asie.

Arrive à Mumbai à 2h30 du matin: tout d'abord, c'est la chaleur qui frappe. 30 degrés la nuit, c'est pas mal.

Ensuite, nous sommes dirigés vers un local où l'on passe entre des capteurs et des écrans énormes (parfaits pour les matchs de coupe du monde) surveillés par un personnel somnolant. Bref, personne n'est pris par la patrouille. Au moment d'arriver chez les médecins pour obtenir le tampon indiquant qu'on va bien, un groupe conduit par un fonctionnaire pressé, court circuite les capteurs et se retrouve devant les toubibs. Crise majeure dans l'aéroport et résultat: on repasse pour un tour. Après ca on reçoit le cachet du médecin. Heu... médecin? S'ils sont médecins, moi je suis chercheur en physique nucléaire à Harvard. A mon avis, la nuit, ils prennent le personnel de nettoyage de l’aéroport pour remplacer les toubibs...

Après avoir fait un peu de change, direction les taxis prépayés. Je paye mon taxi et reçoit le numéro du véhicule que je dois retrouver sur le parking. Un vieillard vient bien sur m'aider. En voyant la référence, il s'exclame: "oooh very good taxi" alors qu'ils sont tous pourris. Finalement mon very good taxi passe au stade de broken taxi: il a eu un accident en rentrant à l'aéroport. Retour donc au guichet pour avoir un autre numéro. Pendant ce temps là, des rabatteurs essayent de m'expliquer que l'hôtel que j'ai choisi est sans doute le plus pourri d'Inde et même que tous les jours des gens y disparaissent sans laisser de trace. Même pas peur.

Mon petit vieux court pendant ce temps là entre les taxis pour bien montrer qu'il mérite le plantureux pourboire que je vais lui laisser. Comme par hasard, le bon taxi se trouve à 2 mètres de moi dans la direction opposée à celle qu'il a prise.

Ensuite débute la petite lutte avec le taximan qui veut absolument que je lui donne le ticket qui lui permettra d'être paye. Comme j'ai déjà fait la connerie, je fais moi même oblitérer et viser mon ticket par la police en quittant l'aéroport. En effet, si je lui donne le ticket directement, il va faire la moitie du chemin et me dire que je suis arrivé. A charge pour moi de prendre un autre taxi (son pote) pour continuer... et repayer une course. Je me suis déjà presque fait avoir à ce petit jeu très connu.

Mumbai est quasi désert et on traverse des quartiers pleins de gens en train de dormir sur les trottoirs: ca continue à choquer et il est impossible de s'habituer à ce genre de spectacle. Le trajet passe vite: il ne s'arrête à aucun feu rouge. La nuit ceux ci sont purement décoratifs en Inde. Le problème c'est que tout le monde fait la même chose, ce qui n'est pas sans risque (voir mon very good taxi devenu tout broken). 

Arrive à Colaba, coup de bol: dans mon hôtel habituel, tout est complet (la preuve qu'on y disparait pas) mais un français se casse pour prendre un vol. Je récupère donc illico presto sa chambre.

Samedi: ballade dans Mumbai avec des quartiers un peu en état de siège. Tout le quartier de la Bourse est interdit aux bagnoles et des flics sont installés dans des cahutes entourées de sacs de sable. Crainte d'attentats?

J'ai pris un billet de train pour ce soir pour remonter vers le nord: je m'arrête à Bhopal après 14h de voyage en train de nuit. Ensuite, on verra bien. Mon but est d'aller jusqu'à Calcutta mais je verrai au jour le jour: s'il fait trop froid, je repique vers le sud.

Je vous souhaite une bonne fin de week-end et à plus pour la suite.

Michel