18/03/2011

Il faut bien vérifier le cachet...

Voilà,

Ceci sera le dernier post de ce voyage en Inde... en attendant le prochain, of course.
Ici à Mumbai, il fait une chaleur incroyable, quelque part entre 37 et 40 degrés.
D'après des français croisés ce matin, ils auraient vu sur TV5 Monde que pour la journée
de mercredi, Mumbai était la ville la plus chaude du monde. Au sens propre, hein.

Bref, j'en étais à mon arrivée à Delhi pour embarquer vers Goa. Au check in, je remarque une file énorme pour l'embarquement et je demande à un responsable situé aux abords de la zone s'il faut faire toute cette file. Il me regarde et me demande ma destination. Je lui montre le mail qui fait office de billet et il appelle un jeune mec aux couleurs de la compagnie qui me fait signe de le suivre. On passe entre les cordelettes que les autres suivent docilement (ah les cons) et on se retrouve devant les hôtesses du check in, dans une file parallèle où il n'y a que moi. Mon nouveau pote me demande mon passeport et dès qu'un poste est libre, il fait signe aux gens de la file d'attendre et il vient avec moi faire le check in. Enfin, "avec moi" est un grand mot: je ne dis rien (pour une fois diront certains) et il s'occupe de tout. En 5 minutes, j'ai mon sac à dos qui est  parti et moi je suis en possession de mes deux cartes d'embarquement. Qui a dit qu'il y avait des files? Quelles files?

Je passe direct au contrôle et je me retrouve dans la zone réservée aux passagers des vols domestiques. Je commence par m'asseoir plus ou moins confortablement et je dors directement pendant une petite heure à mon avis. Après, je fais un jogging autour de la zone d'embarquement de peur de m'endormir. Finalement, je m'embarque pour un vol de 2 heures vers Mumbai.
Je crois que c'est 2 heures car je dors tout le trajet, à peine réveillé pour le lunch que je refuse.

Arrivé à Mumbai, on a un peu de retard et comme j'avais juste 1 heure entre les deux vols, je suis de nouveau à la bourre (pour changer diront les mêmes mauvaises langues que tout à l'heure, mais je m'en fous, j'ai les noms). Je remarque qu'on sort de l'avion par la porte A9 et que mon nouvel embarquement est prévu en A8, salle que je vois. Plutôt que de suivre le trajet indiqué par une responsable Kingfisher, je me dis que la porte vitrée permettant d'être directement dans la zone est très bien. Je prends donc mon air le plus détaché et mon petit sac à dos et je suis une autre responsable de la compagnie qui passe par la. Malheureusement, de l'autre cote, une femme flic/militaire/douanier/gendarme (biffez les mentions inutiles, mais elle est en uniforme et pas sympa, ce qui souvent va de paire d'ailleurs) vient me trouver en me disant que je dois passer le contrôle. Moi, je lui dis que c'est fait (à Delhi d'accord, mais c'était bien un contrôle oui ou merde?). Je lui montre d'ailleurs le cachet qu’ils apposent sur la languette accrochée au sac où la date figure en grand. Pas de bol, le nom de l'aéroport y est aussi mentionné. Je me retrouve donc entoure de 4 fl... euh, en fait ils ont tous le même uniforme en train de m'expliquer:

1. J'ai pas vu que c'était interdit

2. Je parle pas anglais bien très beaucoup

3. J'étais en retard

4. Je croyais que le contrôle de Delhi suffisait.

Finalement, je retourne au contrôle sous escorte (au départ je crois qu'ils m'arrêtent) et ils s'expliquent avec les contrôleurs derrière les rayons X. Mon sac repasse pendant que je suis fouillé en passant encore une fois devant tout le monde et hop le tour est joué. Bon, je suis le dernier à monter dans l'avion et dès que je suis à l'intérieur, on ferme tout et on décolle pour 45 minutes. Cette fois, je suis bien éveillé !

Arrivé à Goa, chaleur terrible. Je prends une moto taxi jusqu'à Madgao puis un bus local jusqu'à mon petit paradis habituel. Dans mes bagages, 5 jeunes et jolies suédoises qui ne connaissent pas Palolem. Finalement, elles resteront aussi une semaine sur place. En plus de toute la famille goanaise, je retrouve avec plaisir Philippe, un pote français rencontré sur place il y a quelques années et avec qui je suis en contact de manière sporadique.

A peine arrivé, je loue mon scooter, j'achète un hamac (je vais pouvoir ouvrir un commerce) et je m'installe pour 8 jours de farniente, balades en moto et aussi orgies de fruits de mer et de langoustes. Après le restant de mon voyage, je crois l'avoir mérité.

Après 8 jours sur place, retour en train de nuit vers Mumbai. Je partage mon compartiment avec une famille sikh très sympa et je passe un bon moment. Le voyage de 12 heures passe très vite et je m'installe pour deux jours dans mon hôtel habituel à Mumbai, sous la chaleur décrite au début de ce message.

Le grand hôtel Taj Mahal derrière lequel je loge est sous protection militaire (là, je les reconnais) renforcée et nous avons en permanence des hommes en armes et une auto mitrailleuse devant l'entrée de mon boui boui. Pas de risque qu'on vienne nous emmerder.

Pour le moment, j'attends mon taxi (dans 3 heures) qui me ramènera à l'aéroport de Mumbai où je promets que je passerai tous les contrôles normaux et même si une porte est ouverte, je n'irai pas.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont partagé ce voyage avec moi, principalement mes  interlocuteurs Facebook qui m'ont bien fait rire. Je signale qu'un certain nombre de photos sont déjà sur Facebook. Merci surtout à Terence, qui en plus de s'occuper de mon appart, gère mon blog depuis Bruxelles. Pour info, vu que ce blog est très difficilement accessible depuis ici à cause de la pub que Skynet y fourgue en quantité industrielle, je vais très certainement changer de boutique, mais je vous tiendrai au courant.

Une dernière remarque pour la personne qui m'a demande de ramener des pièces carrées: je signale que d'après un vendeur rencontré dans Mumbai, les pièces indiennes ont toujours été rondes. La personne concernée se reconnaitra...

Demain, back home, dans le froid et la pluie (c'est comment déjà?) et des lundi, boulot. Fini de rire...

A+

Michel Gandhi

 

Commentaires

MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE ARTICLE

Écrit par : trafic organique | 28/09/2014

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