18/09/2010

Allo Touring?

Salut à tous,

Mon premier message était un peu court, mais j'ai beaucoup bougé en étant dans la capitale et j'étais en compagnie d'un mec rencontré dans l'avion. Donc, j'ai dû faire court.
Le vol vers Madagascar a été sans souci même si Corsair n'est sans doute pas ma compagnie préférée. Le personnel était super sympa et vu que j'étais tout seul à l'arrière de l'avion, le voyage a passé vite.
On a fait une escale à Mayotte, futur département français, à un saut de lémurien de Mada. La raison est simple: seul un avion light comme le yaourt peut se poser(et décoller) sur cette piste trop courte construite en avancée sur la mer. On atterrit avec l'aile au dessus de l'océan et dès qu'on quitte  le sol, on est au dessus des flots. Impressionnant.
Comme je l'ai raconté dans mon premier message, l'accueil à l'aéroport est chaotique: même s'il y a quasi autant de douaniers que de touristes, ça n'avance pas. Ils sont entassés dans une petite cahute et chacun à son tour met un cachet ou vérifie le cachet du précédent avant de transmettre le passeport à un dernier responsable placé en dehors de la zone: lui, il couvre tout le bazar d'une signature de ministre. heureusement que c'est gratos!
Pendant cette file, je fais la connaissance d'un français sympa (oui oui, y en a!) installé à Mayotte depuis 15 ans. On décide de partir ensemble vers un hôtel que j'ai repéré depuis longtemps (1/2 avant l'atterrissage). Après un dernier contrôle, on se retrouve en zone malgache face aux innombrables rabatteurs, taxi-man, changeurs de monnaie et autres magouilleurs. On change 100 euros à un stand officiel et on s'éloigne un peu.
On tombe sur un taxi agréé et officiel, c'est du moins ce que dit sa carte qui sent le faux à plein nez mais bon. Début des négociations à 75.000Ar, soit exactement 3 fois le prix normal. Donc, on joue le jeu et on entame la discussion qui durera plus de 10 minutes pour arriver à 25.000Ar (10 euros) soit moins que ce que conseille le Lonely Planet... mais on était d'humeur joyeuse!
Arrivée à l'hôtel repéré: le prix est vraiment pas cher (7 euros) et c'est très propre, même si les sanitaires sont communs. Je constaterai très vite que mess critères indiens habituels n'ont pas lieu d'être ici: tout est incroyablement plus propre que là-bas: sol, douches, draps,... Donc, je suis toujours content et maintenant je ne visite même plus les chambres: je discute juste le prix.
A peine installé, Thierry me propose un tour en ville: il connaît un peu. On part donc à la découverte pendant 2 jours avec des arrêts réguliers pour se ravitailler en bière (THB partout ici) et en cuisine locale sur des étals dans la rue. Je crains un peu pour mon estomac car la propreté est parfois douteuse et que je ne connais rien à ce qu'on me propose... sauf quand il s'agit d'échoppes thai (nems, beignets de crevettes,...) ou indiens bien entendu (samossas excellents!). Le premier met local est une saucisse qui s'avère être dégueulasse car faite à base d'abats. On la refile à un mendiant. Finalement, jusqu'à présent tout est bien passé, je touche du bois (et ma
 boîte d'imodium intacte).
A part ça la ville est étonnante: à plus de 1300 m d'altitude, elle est bâtie sur des collines: on monte et descend tout le temps, soit sur des rues en pavés soit des escaliers bien raides. Dur dur... surtout que la journée, la température grimpe entre 27 et 30°.
Pendant les deux jours, on se balade, on cherche une moto (Thierry remonte vers le nord en moto) et on discute pas mal. Le temps passe très vite.
A Tana, la plupart des véhicules sont des taxis et la majorité de ces taxis sont des 2CV et surtout des 4L. On m'avait dit qu'elles venaient de chez nous et qu'il s'agissait des anciennes 4L de Belgacom repeintes, comme tous les taxis, en beige. Bingo! Premier taxi qu'on prend, il y a sous le tableau de bord deux vieux autocollants de Touring Secours de l'époque où j'y travaillais! Le chauffeur confirme que toutes les 4L sont belges! J'espère juste qu'il ne devra jamais appeler le n° figurant sur l'autocollant car il y a peu de chances qu'on l'aide...
Bon, là dessus je vous laisse car je pars manger. J'essayerai de compléter le début de ce voyage demain si Dieu et les PTT malgaches le veulent (et c'est pas gagné!).
Bon week-end à tous,
M.

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