13/01/2010

Poulet volant ou poulet auto stoppeur?

 Salut à tout le monde,

L'échéance de mon retour se rapproche dangereusement... et je viens enfin de trouver un café internet sérieux: il était temps...

Bon, j'en étais à mon séjour à Calcutta qui fut passionnant et enrichissant... mais surtout épuisant. J'ai donc pris un billet d'avion local pour aller à Goa passer le réveillon du nouvel an et surtout quelques jours de vraie chaleur.

On m'avait prévenu: "En Inde, il y a deux vrais aéroports (Delhi et Mumbai)... les autres, c'est l'Inde...". A bon entendeur.

Mon vol étant à 8h00, j'avais demandé d'être réveillé à 5h15 et d'avoir un taxi à 5h45. Et bien... ils l'ont fait, aussi incroyable que ca puisse paraitre.

Je suis donc monté dans un de ces fameux taxis de Calcutta et c'est là que ca a commencé: bon, que le taxi ait emprunté un sens interdit pour atteindre l'hôtel, on peut le comprendre: il y a 30 mètres et de l'autre côté au moins 300. Mais qu'en repartant, il continue dans le sens unique en klaxonnant comme un fou pour prévenir les éventuels gars arrivant dans l'autre sens, c'est déjà moins drôle. Ensuite, il sort sur le boulevard sans un regard à gauche et à droite et il traverse les abords du marche pied au plancher toujours en klaxonnant (il n'est toujours pas 6h00).

Sur le marché, premier spectacle: en fait les indiens vendent les poulets vivants et on les choisit dans des grands paniers. Ca, c'est ce qu'on voit. En réalité, le matin, il y a des maraichers qui regroupent tous les poulets dans un coin et étalent les paniers autour d'eux. Ils prennent alors les poulets un à un, l'examine en 1/2 seconde et le font voler vers un panier. Ils vont tellement vite qu'il y a toujours une ou deux bestioles en vol plané vers sa dernière destination. Nous, on traverse ca à toute allure.

Ensuite, c'est la totale: on coupe la chique à des petits camarades, on manque d'écraser 2 gars avec une charrette à bras, on évite de justesse un camion qui roule comme nous, on brule quelques feux... bref: la routine.

Ensuite, à la sortie d'un virage, on tombe sur un flic qui nous fait signe de s'arrêter. J'imagine directement le pire: vu le catalogue d'infractions, il va prendre un retrait de permis (mais en a t-il un?) et moi, je vais me retrouver à 6h du mat au milieu de nulle part avec mes bagages et un avion qui ne va pas m'attendre. Et bien... pas du tout. En fait, le flic voulait tout juste faire du stop et profiter du taxi payé par un idiot de touriste pour rentrer chez lui. Bref, il est monté et on l'a déposé 5 kms plus loin.

On est finalement arrivés vivants à l'aéroport en y rentrant par le panneau EXIT... comme ca il a commencé et fini le trajet dans un sens interdit. A l'approche de l'aéroport, on a par contre vu un taxi accidenté: les roues avants étaient perpendiculaires aux roues arrières et le toit était surbaissé de 80 bon cms. Je ne sais pas ce qu'il a foutu, mais il ne devait pas en rester grand chose.

A l'aéroport, la fiesta continue: porte principale, contrôle de l'armée... mais 2ème porte, 1m50 après, re-contrôle de l'armée. Ensuite contrôle des bagages par chaque compagnie: le tapis roulant ne roule plus beaucoup chez Spice jet, donc y a des gars qui aident un peu. Je récupère mon bagage sous l'œil vigilant de militaires armés jusqu'aux dents et je me rends au comptoir. Là, c'est le bordel total et indescriptible... bref, c'est l'Inde.

En résumé, il y a 2 guichets, pas de file mais des gens agglutines avec leurs chariots, les valises et les caisses à faire enregistrer. Moi, la veille, vu les achats déjà effectues, j'ai du acheté un nouveau petit sac à dos, juste assez petit pour être toléré comme bagage à main (maintenant j'en ai 20 des comme ca à la maison), afin que mon gros sac ne dépasse pas trop les 20kgs autorisés.

Donc, je lutte (et c'est vraiment ca) au milieu des Indiens, pour m'approcher du guichet. Il faut dire aussi qu'il y a continuellement des chariots hyper chargés qui quittent le comptoir et donc je ne pige pas directement la fonction.

En approchant, je comprends: il n'y a pas de tapis roulant à cote des hôtesses. Donc, vos bagages sont pris par du personnel de la compagnie qui les met sur des chariots et retraverse l'aéroport vers le tarmac. Entretemps l'hôtesse a sorti le truc autocollant à fixer au bagage et soit elle l'attache elle même soit elle le leur donne. Bref, je me prépare déjà à faire mes adieux définitifs à mes bagages car je les vois mal arriver à Goa... surtout que j'ai une escale à Mumbai...

Arrivé au guichet (à la fin, je pousse comme un pilier dans une mêlée de rugby), je pose mon petit sac à dos à mes pieds et voyant le truc énorme que j'ai sur le dos, la préposée me demande: Is this you hand luggage? Je crois rêver: un bagage à main de 30 kilos. Je n'ose pas lui dire oui et je vois mon sac disparaitre sur un chariot. Ensuite, contrôle des bagages à main. Là, on fait tous la file ensemble et des mecs viennent prendre le bagage et le fond passer au contrôle pendant que les passagers attendent leur tour de passer au contrôle... qui est manuel. Bref, les bagages s'empilent de l'autre cote sans surveillance. Finalement, salle d'embarquement et re-contrôle de l'armée pour voir si on a la carte d'embarquement et si le bagage à main a bien été contrôlé. Ouf...

Pendant ce temps là, des responsables de chaque compagnie se baladent de groupes en groupes en hurlant un nom de compagnie et une destination: ça, c'est le dernier appel pour l'embarquement.

On monte alors dans des bus qui nous conduisent vers les avions... et on longe l'endroit où tous les bagages sont entassés par terre et où des mecs les trient pour les mettre dans le bon container de la bonne compagnie avec la bonne destination.

Finalement, j'embarque à l'heure prévue, le vol se passe bien et, miracle, je retrouve mes bagages à Goa. Comme quoi...

Je peux donc quitter l'aéroport après le cirque habituel dû à la grippe H1-N1.

La suite pour demain, vu que c'est mon dernier jour en Inde qui va commencer.

 

A+

 

Michel, futur esquimau

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