20/11/2007

My tailor is not rich... et ne risque pas de le devenir

Salut à tous,En descendant de la montagne, voilà que je retrouve enfin internet. Dans les Ghats occidentaux, je crois qu'internet fonctionne grâce à des éoliennes, mais il ne doit pas y avoir assez de vent pour le moment...A Köchi, j'ai donc annulé mon annulation pour faire les backwaters avec les deux filles sans partir d'Allepey. Après coup, je me rends compte que ca ne change rien car tous les bateaux partent plus ou moins du même endroit. La journée se passe exactement comme je voulais: pas de gros bateau touristique à moteur mais un petit bateau dirigé par deux indiens équipés de tiges de bambou. C'est sympa. En plus, on n'est que 4 avec une anglaise embarquée au même hôtel que nous. Le midi, nous avons droit à un thalli succulent servi sur des feuilles de bananier au milieu de nulle part. Le soir, nous allons manger tous ensemble et finalement, Kate, l'anglaise souhaite nous accompagner à Munnar. Rendez vous est pris.Départ donc à 9 heures de l'hôtel, sans Ursula qui rentre en Belgique, pour aller chercher un bus local à Ernakulam en vue de se rendre dans les plantations de thé de Munnar à 1600 mètres d'altitude. On trouve le bus et on s'embarque. Le bus semble pour une fois tout à fait correct. Le début de la montée vers la station d'altitude est sans problème et nous traversons des paysages superbes avec des coteaux très escarpés. Première alerte quand dans un village, le contrôleur se précipite pour aller chercher un seau d'eau, puis un autre pour son pote le chauffeur: ca sent pas bon pour nous. On repart cependant.A 13 km du sommet par contre on s'arrête à nouveau et là, l'eau versée passe directement sur la route et on nous demande de débarquer en attendant le prochain bus. La merde quoi. On reste une heure sur le bord de la route avant qu'un autre bus déjà bien rempli ne nous charge jusqu'à Munnar où on arrive après plus de 6 heures de route.Là, malgré tous nos bouquins de voyage, on peine à trouver des chambres et finalement on se retrouve à 3 dans une chambre (avec un lit d'appoint pour moi) pour une seule nuit car après, c'est réservé. Le soir, il fait hyper caillant là-bas: je me les gèle toute la nuit mais bon, ca va. La ville est dans un site merveilleux entouré de montagnes couvertes de plans de thé.Derrière notre hôtel, on avait vue sur un hôtel dont le slogan était "honeymoon paradise" ce qui nous faisait bien rire... et finalement, on ne trouve une chambre pour 3 que dans cet hôtel à l'écart de la ville. A partir de là, les deux filles prendront un malin plaisir à demander aux rickshaws de se rendre à l'Honeymoon hôtel... ce qui rend les braves chauffeurs plutôt perplexes.Le rickshaws qui nous a déposé à l'hôtel du premier soir réapparait "comme par hasard" pour nous proposer des tas d'activités dans la région. Finalement, nous l'engageons pour l'après-midi pour un tour que nous avons concocté sur base des infos reçues. Contrairement aux craintes de mes petites camarades, il se débrouille super bien et nous fait découvrir des tas de choses étonnantes: animaux, plantes, épices,... Nous passons une tellement bonne journée que nous l'engageons pour un trekking le lendemain... avec départ à 5 heures du mat pour voir le lever du soleil. Départ pénible à cause du froid intense et de l'absence de porte à son rickshaws, mais nous sommes récompensés par un superbe lever de soleil sur la vallée. Ensuite, départ pour un trek qui est en fait l'escalade du deuxième plus haut sommet d'Inde du sud avec ses 2595 mètres. Le gars fonce comme un malade ce qui est assez frustrant car il ne dispose que de sandales en plastic alors que nous avons tous les trois des bottines de marche. Les paysages sont vraiment sublimes et nous en prenons plein les yeux. A un moment, on croise des chèvres sauvages, quasi invisibles généralement et notre guide me pique mon appareil photo pour aller les photographier de plus près. Proches du sommet, Janin commence à vomir et à se sentir très mal. Comme j'ai des problèmes respiratoires suite à une crève due aux changements brutaux de température, je décide de l'accompagner dans la descente, laissant le guide terminer l'ascension avec Kate. Au retour, on est vraiment claqués, mais notre récompense à Munnar, c'est que nous avons trouvé un resto local typique où nous venons tous les soirs pour un vrai festin. Nous commandons des plats "au pif" et nous les partageons ensuite: ce fut à chaque fois un délice...Ayant décousu deux de mes pantalons à des degrés divers, je demande à notre guide-chauffeur une adresse de tailleur qui pourrait me réparer cela. Il m'amène dans un "atelier" qui doit faire un mètre sur deux et je montre plus que je n'explique les dégâts. Il me dit de revenir une heure plus tard... et je récupère des pantalons en meilleur état qu'au moment de leur achat. Incroyable. Et tout ca pour 20 Rpies soit 30 cents... et en plus il me signale avoir trouve 10 Rpies dans le fond d'une des poches. Comme il est accompagné de sa gamine, je les lui laisse en disant que c'est pour elle.Donc, après 3 jours idylliques à Munnar, il faut que notre petit trio se sépare. Je crois que je n'ai jamais voyage avec des gens avec lesquels je me sois aussi bien entendu. On sait tous les trois que ca va être difficile, mais si tout va bien, on devrait se revoir à Goa avant mon départ.Je continuerai tout à l'heure ou demain, car je suis ici à Mysore et, contrairement à ce que je croyais, il n'y a pas de connexion pour Goa et ca va encore être du sport.Salut à tous,M.

Les commentaires sont fermés.