22/09/2006

SDF à Mumbai - 15/03/2005 A 16h00

 

 

Chers compatriotes surgelés, bonjour,

 

Tout d'abord, je voudrais remercier ceux qui m'ont envoyé un message pour me signaler que, pour la première fois depuis longtemps, ils n'avaient pas dû gratter les vitres de leur bagnole ce vendredi matin. Je vous jure que ça me fait vraiment chaud au coeur et que les 2 degrés annoncés pour mon retour me rassurent vraiment...

 

J'en ai presque hâte de rentrer, rien que pour profiter du climat, surtout qu'ici à Mumbay, il fait vraiment très chaud par rapport aux plages de Goa.

 

Je viens de faire le check out de ma chambre ici à Mumbai et je me retrouve donc sdf pour mes dernières heures en Inde.

 

J'ai donc quitté avec un énorme pincement au cœur la plage de Palolem, ma hutte et tous les gens que j'y avais rencontrés. Bus jusque Margao... avec plus de 10 arrêts sur le premier kilomètre: on a presque embarqué une personne à chaque maison. Et dire que j'avais été assez con pour aller jusqu'au bus stand à pied avec mon sac à dos plein comme un oeuf...

 

Je fais le trajet avec un jeune couple d'Autrichiens (je suis abonné aux Autrichiens cette année) et arrivés à Margao, on prend un bus pour la gare (3kms). Le bus est bourré et à côte de nous, il y a un pauvre mec qui souffre de la même maladie qu'éléphant man. Il est quasi impossible de le regarder tellement c'est monstrueux. Il a une boite crânienne tellement déformée qu'il n'a presque plus rien d'humain. Il pourrait être en bonne place dans ma galerie de monstres de cette année juste dernière mon pestiféré de Varkala.

 

Alors que le bus était soi-disant direct pour la gare, il fait une balade dans la ville de sorte qu'on met 45 minutes pour faire les 3 km: on aurait été plus vite à pied...

 

Dans le train, je suis à côté d'un gars qui, à "Belgique" répond "Antwerp is a nice city". Il est tout content quand je lui dis qu'il doit être marin: tous les indiens qui parlent d'Antwerp sont marins sur des cargos. Il me dit en se marrant qu'Anvers à des endroits très sympas pour occuper les marins. Je ne crois pas qu'il parle de la maison Rubens quand il dit ça...

 

Le gars me dit qu'il part samedi de Mumbay pour rejoindre son bateau dans les Antilles et que normalement il a un billet d'avion de Goa à Mumbai mais qu'il préfère le train parce que c'est plus cool... 14 heures de train bruyant et sale en plus... plus cool??? Je crois qu'on n’a pas la même acception pour ce mot là que les Indiens. Ils me surprendront toujours.

 

Pour la première fois depuis que je voyage en Inde en train, le compartiment est rempli de bestioles ressemblant à des blattes ou à des cancrelats. J'en écrase quelques-uns uns mais j'abandonne car il y en à partout. D'ailleurs en arrivant à l'hôtel à Mumbai, j'ai commencé par vider mes sacs pour être certain de ne pas ramener de bébêtes à Bruxelles...

 

A la gare de Mumbai à 6h00 du mat, on tombe sur la cour des miracles habituelles des grandes gares indiennes à l'aube. J'ai beau avoir vu ça des dizaines de fois, ça reste toujours aussi choquant de voir ces familles entières dormant à même le sol au milieu d'une foule grouillante...

 

Taxi pour le sud de Mumbai: on passe de 250 Rps (prix débile) à 60 Rps (prix plus que correct). Un autre touriste entendant ça veut nous accompagner mais à trois plus nos sacs, ça déborde déjà de partout. A Colaba, tous les hôtels sont bourrés et on retourne à l'hôtel ou j'avais passé les premières nuits.

 

La tarif est prohibitif (2,5 fois le prix de ma hutte à Palolem) mais ce n'est que pour une nuit.

 

A peine installé, je pars faire un tour en ville et surtout pour passer au grand marche couvert pour acheter des mangues. Car c'est enfin depuis quelques jours le début de la saison de ce fruit succulent. J'en mange à toutes les sauces: frais, en jus, en lassi,... c'est un bonheur.

 

J'en profite aussi pour déposer quelques films à développer. Là aussi c'est exceptionnel: le préposé me dit que mes films seront prêts à 18 heures. En rentrant de ma grande balade, je passe pas loin du magasin vers 17 heures et je m'y arrête. En montant les quelques marches pour rentrer dans la boutique, je vois 7 personnes qui s'agitent comme des dingues et quand je rentre, je pige directement: mes paquets de photos sont sur le comptoir, déjà prêtes et tous les Indiens ont un sourire idiot jusque derrière les oreilles, un peu comme des élèves qui viennent d'éviter de justesse d'être pris en train de faire une connerie par un prof. En fait, ils étaient tout simplement en train de regarder mes photos de vacances. D'ailleurs un mec me dit que je dois avoir un très bon appareil photo, ce qui élargit encore le sourire des autres. Ensuite, avant de payer, ils me montrent mes photos en faisant leurs commentaires... cette année, je suis vraiment content de mes prises de vue. Je leur laisse donc mes autres films et ce matin quand je suis allé les chercher, ils n'ont même plus fait semblant: un gars a sorti un des films pour me montrer les photos qu'il trouvait être les plus belles.

 

Chouette respect de votre vie privée... mais bon, avec les Indiens, il vaut mieux ne pas chercher à tout comprendre.

 

Les Indiens ont vraiment d'autres critères que nous pour juger les choses. Pour eux, par exemple, il est incompréhensible qu'on demande une chambre calme. Pour eux, c'est vraiment une lubie d'occidental: pour eux, plus il y a du bruit, plus ils sont contents. Et quand il n'y a pas de bruit, et bien, ils en font: à Palolem, tous les soirs des Indiens faisaient pêter des dizaines de pétards ou improvisaient des feux d'artifice. Un Indien seul ou dans un endroit silencieux est vraiment malheureux. Quand ils sont seuls dans une chambre d'hôtel, ils ouvrent la porte et mettent la télé à fond pour toutes les chambres aux alentours...

 

Autre chose qu'ils ne comprennent pas, c'est la notion de propreté. "clean" pour eux est un mot étrange. Quand on dit dans un hôtel que les douches communes ne sont pas très propres, ils ne pigent pas: il y a de l'eau, un wc avec une chasse d'eau et les touristes se plaignent? No comprendo... Pour eux une chose existe ou n'existe pas mais la notion de propreté n'est pas prise en compte comme un critère important. Pour s'en convaincre il suffit de visiter un hôtel "indian style", en opposition avec les hôtels "western style" que nous fréquentons et qui ne sont déjà parfois pas tristes...

 

Il y a quelques jours, à Mysore, j'ai eu une expérience à ce propos. Deux personnes m'ont demandé des billets de banque indiens pour leurs collections. Je fais donc la chasse aux billets propres depuis quelque temps et pendant que je prenais un petit dej indien dans un petit resto local, j'ai vu que le patron avait une liasse de billets importante. Je lui demande donc de changer un billet de 5 Rps assez sale contre un billet "clean". Il ne pigeait pas: pour eux 5 Rps c'est 5 Rps, c'est tout. Et plus j'essayais de lui expliquer que c'était pour des collectionneurs belges, plus il avait le regard vide et plus il ressemblait à Sheila découvrant les premières pages d'une édition originale de la critique de la raison pure de Kant.

 

Finalement, une lueur d'intelligence est passée dans son regard, il a pris mon billet... et me l'a échangé contre une pièce de 5 Rps. Il a du croire que j'en avais besoin pour un parcmètre...

 

Apres Linda de Souza dans mon dernier mail et Sheila aujourd'hui, je voudrais continuer à parler de grande musique. Je viens d'apprendre que Pierre Bachelet était décédé... c'est vrai? Quelle hécatombe cette année: Bachelet, Villeret, Jean-Paul II et Guy Mathot... Y en a eu d'autres qui ont aussi passé l'arme à gauche?

 

Bon, là-dessus je vous laisse car je dois aller récupérer mon sac à l'hôtel et trouver un taxi pour l'aéroport. A propos de mon sac, ce matin, c'était bagarre à l'hôtel: ils voulaient bien garder mon sac jusqu'à ce soir pour 350 Rps, soit plus cher que n'importe quelle chambre durant mon séjour. J'étais furibard... et ça se voyait (ceux qui me connaissent bien, savent à quoi ça ressemble...). Le gars n'arrêtait pas de courir derrière moi en me demandant si j'étais fâché. Au bout de 2 heures de palabres, il est venu dans ma chambre 1/2 heure avant le check out en disant que je pouvais laisser mon sac dans une pièce... gratuitement, à condition que j'arrête de râler. Bingo... mais plus de 2 heures de perdues.

 

A demain ou à lundi pour les premiers que je verrai, à bientôt pour les zoootres.

 

M., futur capitaine Igloo

Flipper le dauphin - 09/03/2005 A 12h37

Salut à tout le monde,

 

je viens de téléphoner à Monsieur Swiss pour lui dire que s'il tenait absolument à faire décoller son avion dans la nuit de samedi à dimanche, eh bien, je serais à bord. Manifestement, et malheureusement, il semble bien décidé à retourner vers les icebergs et les vastes steppes gelées d'Europe occidentale. Tant pis pour moi. Je ne sais pas pourquoi, mais tous les mails que je recevais il y a 4 ou 5 semaines concernant le froid régnant chez vous, m'amusaient beaucoup plus que ceux qui m'arrivent maintenant. Ma maman a beau essayer de me rassurer en me disant (depuis 1 mois) que le printemps est pour bientôt, je commence à me faire à l'idée que le retour risque d'être assez difficile surtout après mon petit séjour sur la plage de Palolem.

 

Ici, je ne suis plus vraiment en voyage en Inde, mais je suis quand même complètement en vacances. On est vraiment installés dans un décor de carte postale avec des températures tout à fait supportables et une ambiance décontractée et sympa.

 

Au bout de deux jours de plage, je me suis quand même permis une petite expédition, car j'avais envie d'aller visiter Panjim et Old Goa, villes construites par les premiers européens (les Portugais de Vasco de Gama) pour servir de comptoir et de port en Inde.

 

A Old Goa, subsistent essentiellement des bâtiments religieux (basilique, cathédrale et églises) du 16e siècle, l'une d'elles contenant la sépulture et les reliques de St Francois Xavier.

 

En dehors d'un tombeau superbe en marbre et en argent, ce qui est le plus remarquable, c'est toujours la ferveur des Indiens dès que l'on touche à leurs croyances religieuses quelles qu'elles soient.

 

Pour aller là, ce fut à nouveau un joyeux périple: départ tôt le matin, dans les bus scolaires pour Margao où je dois trouver une connexion pour Panjim.

 

On me montre, o joie, une file de plus de 80 mètres...pour obtenir un ticket avant de monter dans le bus alors que normalement, les tickets sont pris dans les bus. Je m'attends à devoir patienter une bonne heure, mais le système est incroyable: en fait, vous devez glisser la somme à un guichet ou le gars, sans lever les yeux vous rend un ticket et juste derrière, vous montez dans un bus avec 15 autres bus qui font la queue derrière. Après 10 minutes, je suis assis dans un bus et dès que la dernière place est occupée, on démarre vers Panjim sans le moindre arrêt entre les deux.

 

Ca me change, car normalement, en Inde, il suffit que vous fassiez coucou au chauffeur pour qu'il s'arrête. Le problème, c'est que parfois à 40 m d'un arrêt, il y a des gens qui attendent et qui font arrêter le bus plutôt que de se déplacer vers l'arrêt officiel. J'ai déjà eu ainsi droit à 4 ou 5 arrêts successifs sur moins de 500m...

 

Pour nous, c'est un peu pénible, mais bon. D'ailleurs pour revenir de Old Goa, j'ai moi aussi adopté la technique du coucou... et ça marche. Le tout, c'est de faire arrêter le bon bus...

 

Panjim est une ville étonnante. C'est une sorte de copie conforme des vieux quartiers de Lisbonne (pour ce que j'en sais) avec les tramways en moins. De toute façon, la présence de trams est inimaginable en Inde: Un véhicule qui irait toujours tout droit sans jamais zigzaguer sur la chaussée causerait inévitablement des tas d'accidents, tant les indiens sont peu habitués à ce genre de conduite.

 

Comme je cherchais le quartier le plus typique de la ville et que je n'avais pas réellement de plan, j'ai demandé à un homme la bonne direction, il a commencé à m'expliquer et puis, comme c'était un peu compliqué, il m'a tout simplement accompagné pour me montrer les plus chouettes rues, avant de m'offrir un thé sur une petite terrasse. Super sympa.

 

Dans ce quartier plein de petites baraques portugaises très anciennes, on a vraiment l'impression d'être quelque part sur la côte portugaise ou même espagnole. On s'attendrait à croiser Linda de Souza et sa valise en carton au coin d'une rue, plutôt qu'une vache sacrée...

 

Après cette journée de balades (quand même plus de 5 heures de bus au total), j'ai décidé de resté collé ici et de ne plus bouger. Mes potes français sont arrivés avec une anglaise récupérée du côté de Hampi et qui parle un peu français.

 

L'ambiance ici est très cool. Dimanche matin, je me suis levé pour suivre dans un hôtel le GP d'Australie avec quelques anglais, deux italiens et tout le personnel indien de l'endroit, fanatisé par la présence d'un compatriote dans la course. Ils sont extra. Premier départ, procédure annulée pour cause de problème sur la grille. Les voitures quittent leurs positions au ralenti et dans le désordre pour refaire un tour de formation. Exclamation des indiens déçus: "c'est ça un départ de F1????". Un des anglais leur explique.

 

 

Enfin le vrai départ. Ils sont excités comme des puces jusqu'au moment des premiers ravitaillements. Ils ne comprennent pas les arrêts. On leur explique que c'est pour ajouter de l'essence et là, ils sont incrédules: pourquoi ne mettent-ils pas plus d'essence dans les voitures au départ? C'est quo ça pour une organisation? Au second pit-stop, ils sont encore plus énervés! Je crois que pour le prochain grand prix, ils vont se cotiser pour acheter des bidons à leur pilote pour qu'il ne doive plus s'arrêter...

 

Hier soir, on a été engagé par des anglais avec lesquels j'avais suivi du foot anglais sur une terrasse samedi soir, pour jouer un match de foot sur le sable contre des indiens qui les défiaient. On a pris une de ces raclées. La chaleur, jouer dans le sable plutôt que sur du gazon et surtout sans chaussures, ils sont nettement plus performants que nous... Ce soir on devrait se venger: les anglais les ont convaincus de faire la revanche au rugby... Comme les indiens font tous (ou à peu près) moins d'1m65 et 45 kg tout habillés et que je fais figure de nain de jardin parmi quelques colosses, je crains qu'à la première mêlée, on n'envoie une douzaine d'indiens en haute mer...

 

Avec les Anglais samedi soir, j'ai été amené à boire un petit peu excessivement et j'ai eu l'occasion de faire une intéressante constatation scientifique: après 3 bières de 650ml, soit je ne comprends plus du tout l'anglais, soit ce sont les rosbifs qui attrapent un accent épouvantable car je ne pige plus rien du tout. On a de toute façon bien rigolé.

 

On était une quinzaine et dans le resto, nous avons tous commandé à manger avant le début du match. A la mi-temps, toujours rien. Un des anglais s'est donc levé, a demandé un menu, s'est retourné vers nous en nous disant: " je crois qu'il serait plus prudent que nous commandions aussi directement le breakfast"... 5 minutes plus tard, la nourriture était là...

 

Ce matin, nous avons loué une barque pour aller voir les dauphins. Le proprio nous avait assuré qu'on en verrait et que la promenade durerait 1 heure. Au bout de 2 heures, on sillonnait toujours au large sans rien avoir vu et après 2h30, alors que l'essence commençait à manquer, on est tombés sur Flipper et quelques potes dans une petite crique. Spectacle vraiment enchanteur...

 

Ce soir, après le rugby, dernier repas à même la plage, les pieds dans le sable pendant que les serveurs viennent nous présenter sur de grands plateaux les poissons frais du jour. Un vrai délice. Je vous le conseille...

 

Demain, départ à 18h00 de Margaon pour mon dernier transfert en train vers Mumbai, précédé d'1h30 de bus pour rejoindre la gare de Margao.

Normalement, ça devrait être peinard...

 

Peut-être enverrai-je encore un message depuis Mumbai car je vais devoir passer mon samedi après-midi sans chambre mais sans doute avec mes bagages et puis je me rends compte qu'au fur et à mesure du voyage, j'ai oublié de vous raconter des tas d'anecdotes parfois assez amusantes ou étonnantes.

 

Ayez une pensée émue pour moi dimanche matin à 8h45 heure belge, au moment ou je poserai le pied à Zaventem... Le choc risque d'être dur...

 

A la semaine prochaine à Bruxelles pour certains et à plus pour les autres,

 

M le maudit (qui veut pas rentrer à sa maison)

 

 

Het laatste nieuws - 05/03/2005 A 07h52

 

Salut les lapones, salut les lapons,

 

pendant que vous essayez d'introduire l'ours polaire sur la côte belge, je suis enfin arrivé à Goa et plus précisément à Palolem dans le sud de cet état atypique.

 

Le voyage jusqu'ici a réellement été cauchemardesque. Heureusement que j'ai croisé un allemand qui venait ici aussi et qu'on s'est encouragés mutuellement car c'était vraiment le voyage le plus pénible que j'ai fait en Inde.

 

Ceci sera sans doute mon seul message avant mon arrivée à Mumbai vendredi prochain car je crois qu'ils envoient d'abord les mails par signaux de fumée (normal puisque ce sont des Indiens) jusqu'à la ville la plus proche.

 

J'ai donc quitté Mysore jeudi soir à regret car la ville était très sympa, qu'il y avait des tas de choses à voir et qu'elle avait vraiment une taille vraiment humaine, ce qui est rarissime en Inde.

 

En plus, l'hôtel était parfait. Tout d'abord ils nous ont laissé les chambres jusqu'a 18h00, ce qui est exceptionnel alors que le chek out est normalement toujours prévu entre 9 et 12h00. Ensuite, on y bénéficie de pleins de petites attentions que je n'avais jamais vu jusqu'à présent. Un truc tout con par exemple: tous les matins, ils déposent sous chaque porte de chambre, un journal indien (en anglais, c'est mieux) du jour.

 

C'est ainsi que j'ai appris dans les news locales que le jour ou j'ai visité le zoo, mais malheureusement le matin, un gardien avait "oublié" de refermer la cage du couple de chimpanzés et que la femelle était partie en ballade, mordant 3 gardiens et foutant le bordel dans le zoo pendant 2 heures. Je regrette d'avoir manquer ça et je suis surtout content que le même gardien étourdi ne s'occupe pas de nourrir la bonne vingtaine de félins présents...

 

A la gare de Mysore, je monte dans mon train, trouve ma place et je constate avec joie être quasi seul dans ce wagon. Je sympathise avec un homme d'affaires et un étudiant qui descendent aussi au milieu de la nuit à Hubli et qui me promettent de me réveiller à temps.

 

Discussion sympa. L'étudiant suit des cours pour être ingénieur dans les télécommunications et alors qu'il n'a pas encore passé le moindre examen, il me dit avoir déjà été sollicité par 65 sociétés désireuses de lui faire signer une sorte de convention pour qu'il signe chez eux dans 4 ans à la fin de ses études.

 

Je lui ai expliqué que c'était différent chez nous... comme pour beaucoup d'autres choses. J'ai ainsi discuté avec lui et d'autres étudiants des transports indiens en leur rappelant que nous, nous faisions les 300 km de Bruxelles à Paris en 1h30. Ils étaient réellement éberlués. Je leur aurais dit qu'on pouvait aller en bateau sur la lune leur réaction n'aurait pas été différente, je crois. Après ça, certains me regardaient avec une sorte de respect... comme si c'était moi qui avais inventé le TGV...

 

Après, cela s'est gâté: les 5 places vides plus les 2 compartiments à côté ont été envahis par un groupe de gamines de 18 ans qui, au lieu de se coucher, ont replié leur couchettes et se sont installées pour papoter. Un vari poulailler, il ne me manquait que les graines... La seule chose que je pouvais faire, c'était de réclamer quand elles allumaient la lumière (j'avais la couchette supérieure) car les Indiens aux alentours, ils dormaient tous comme des loirs malgré le boucan. A 3h du mat, l'homme d'affaires vient me secouer car il me dit qu'on arrive bientôt... Je me prépare et finalement on arrive à l'heure c'est à dire vers 5h00 du mat.

 

Comme un zombie, j'attends le train suivant ou ma couchette est occupée. Je laisse le gars dormir et je trouve une couchette vide un peu plus loin. 10 minutes plus tard, le contrôleur fout le bordel car le gars sur ma couchette initiale n'est manifestement pas l'occidental prévu. Je me lève pour aller expliquer la situation. Je peux finalement rester où je suis mais le pauvre indien à ma place se fait éjecter sans ménagement...

 

Deux heures plus tard (7h30 du mat) j'arrive à Dalon qui doit être un peu le trou du cul du monde. Deux rues en terre battue et un arrêt de bus qui tombe en ruine à 500 m de la sortie du village. C'est là qu'on se retrouve à 5 avec un allemand et 3 japs à qui ont avait sans doute aussi dit que c'était "easy".

 

Au bus stand on nous prévient qu'il faut vite monter dans le bus qui est vraiment plein. A l'arrivée de celui-ci, les indiens se jettent à l'assaut et nous devons attendre à l'extérieur pour mettre nos sacs sur le toit. Dans le bus c'est l'horreur: toutes les places assises sont prises et même debout, il n'y a quasi pas de place. On reste donc debout pendant plus de deux heures serrés comme dans une boite d'anchois (les sardines ont plus de place) sur des routes de montagne étroites avec une circulation de camions complètement dingue. Ces gars transportent des sortes de minerais rouges ou bruns et parcourent ces routes à une vitesse inimaginable. Sur deux heures, on a vu 3 accidents frontaux de camion dont à chaque fois les cabines étaient vachement détruites.

 

Pendant ce temps là, notre bus roulait encore plus vite, pendant que nous bouffions des kilos de poussière. Si vous n'avez jamais dépassé, sans visibilité, des files de camions ininterrompues en bus, en frôlant un ravin et en vous rabattant entre deux camions quand un autre véhicule lourd arrive en face, en forçant le passage pour mettre votre bus de 15 m dans le 1,5 mètres laissés entre deux camions. Si en plus vous êtes debout sans rien avoir mangé depuis la veille et que vous sortez d'une nuit blanche, c'est un bonheur total et rare....

 

Heureusement, un brave homme me fait signe qu'il descend et qu'il me laisse sa place. J'ai du bol car s'il n'avait rien dit des indiens se seraient certainement jetés sur cette place et je serai resté debout. L'allemand trouve aussi une place plus loin. Le reste du voyage se passe bien, malgré le bus pourri, la vitesse, le monde et les risques. J'arrive même à m'assoupir en posant ma tête contre une simple barre verticale du bus. Je suis vraiment épuisé.

 

Arrivé à Magdaon, le chauffeur du bus nous dit qu'il n'y a pas de bus pour Palolem avant 16 ou 17 h (il était 12h30...) et qu'on doit prendre un rickshaws. Les japs nous proposent de partager un taxi, mais je suis convaincu que l'autre zouave était de mèche avec les rickshaws. On part donc pour le bus stand ou, miraculeusement, un bus pour Palolem était en attente. Coup de bol: j'évite que les japs ne me fasse hari kiri...

 

En route pour Palolem où les gens se marrent et ne nous disent rien, jusqu'à ce qu'une gamine nous fasse remarquer qu'à 5, nous occupons toutes les places indiquées "LADIES ONLY". Tout le monde se marre et nous fait signe de ne pas bouger...

 

Arrivée à Palolem, plage idyllique avec des huttes situées en bordure de plage, directement sur la mer. C'est vraiment l'endroit idéal pour se poser en fin de voyage. Je suis content d'avoir fait le choix de bloquer 5 jours ici.

 

Je trouve une chouette hutte, pas chère et je m'endors pendant 2 heures épuisé.

 

Hier soir, je suis allé manger sur la plage car les petits restos sortent tous les soirs leurs tables le long de la plage, forment un énorme cercle avec une table tous les 5 mètres et allument un grand feu de camp au milieu. Les tables sont éclairées à la bougie et vu l'absence quasi totale de grosses lumières, on a droit en plus a un superbe ciel étoilé... En plus la bouffe est extra et la bière est à moitié prix par rapport à partout ailleurs.

 

Que peut-on dire dans un décor pareil en sirotant son verre sous une température bien plus supportable que dans le sud... surtout si on pense au climat actuel en Europe (ici tout le monde en parle et on pense même demander l'asile politique à l'Inde jusqu'à l'été...).

 

Là dessus je vous laisse, en précisant pour les amateurs que j'ai trouve un bar qui dimanche à 10h30 (pas de lever matinal pour nous) montre le premier GP de F1 de la saison en direct avec pour la première fois un pilote indien (avec un nom imprononçable) en F1. L'ambiance risque d'être chaude car il y a peu près toutes les nationalités de pilotes et de voitures représentés ici.

 

Profitez bien de vos luges et à la semaine prochaine.

 

Michel, représentant en after sun.

j' veux pas rentrer - 03/03/2005 A 08h24

 

Salut à tout le monde,

 

Tout d'abord un grand merci pour tous les messages reçus hier pour mon anniversaire. C'est bien sympa.    Je n'ai malheureusement pas le temps de répondre individuellement à chacun de vous mais le cœur y est. Je trouve cependant que vous vous plaignez un peu trop du froid, alors que, moi, je souffre de la chaleur depuis 5 semaines maintenant et que je viens de lire dans le journal local qu'à Bangalore, on a battu le record de chaleur pour un mois de février: 35,9 C sous abri le 18/02.

 

De toute façon j'ai décidé de ne pas regagner la Belgique tant qu'il n'y aura pas 15 degrés sur Bruxelles. Na!

 

Pour le reste, mon voyage se poursuit très agréablement. Je suis à Mysore et ce soir je pars pour Goa ou je vais me poser sur la plage pendant 6 jours en pensant à vous, à vos moonboots et à vos bonnets de laine...

 

Cochi fut pour moi un arrêt très agréable... dès que j'ai pu changer d'hôtel. J'ai eu une chambre très simple mais tout à fait correcte. En plus il y avait un robinet d'eau chaude dans la s.d.b. J'avais lu dans le Lonely qu'elle fonctionnait grâce à des panneaux solaires installés sur le toit.

 

Quand j'ai demandé au patron s’il y avait effectivement de l'eau chaude, il a regardé par la fenêtre (ciel bleu et grosse chaleur), s'est retourné vers moi et m'a dit "maybe". Cela semble donc signifier que l'énergie solaire en Inde ne fonctionne qu'au-delà de 40 degrés. Je ne vous conseille pas d'installer le système indien en Belgique, car vous risqueriez de devoir souvent vous passer de bain...

 

A Cochi, j'ai visité plusieurs palaces et sites intéressants même si les

Indiens ne seront décidément jamais des rois de la présentation de leurs

collections: soit vous avez un énorme néon qui vous aveugle, soit vous avez

besoin d'une lampe de poche tellement il fait sombre. En plus, ce qui est

étonnant ce sont les prix pratiqués: j'ai visite un palais superbe a Cochi

avec des plafonds en bois sculptés avec des peintures murales du XVIe siècle

superbes et l'entrée était de 2 Rps. Avant cela, je suis rentré dans des

musées (a Thanjavur par exemple) où j'ai payé 100 Rps pour ne quasiment rien

voir d'intéressant. C'est parfois frustrant.

 

A Cochi, il y a aussi des carrelets (ou filets chinois) sortes d'énormes structures en bois pyramidales supportant un énorme filet de pêche fonctionnant avec un contre-poids et devant être actionné par 4 à 5 hommes qui soulèvent et abaissent ce filet entre 200 et 300 fois par jour pour remonter une pêche maigrichonne. En effet, le tsunami a ramené la plupart des poissons vers le large et pour le moment ils ne sont pas vraiment revenus.

 

Ce qui est amusant, c'est que les pêcheurs vendent directement le poisson derrière le carrelet et qu'il y a 2 ou 3 endroits où l'on peut faire préparer son poisson pour quasiment rien. Pêché et mangé en moins de 30 minutes, difficile de trouver plus frais.

 

Avant de quitter Cochi, encore une anecdote dans la série "nos amis français et les langues étrangères". Dans un petit bar typiquement indien, un couple de français d'un certain âge et qui venait manifestement de débarquer ont demandé "you have ananas juice (prononcez "ju-hisse")?" Prudent, le garçon a répondu "no, no". Dès qu'il a eu le dos tourné, la dame a dit a son mari:

"c'est bizarre qu'ils n'en aient pas alors qu'on voit tant d'ananas partout..." A mon avis, elle n'est pas prête d'en boire. Moi, j'ai failli commander un pineapple juice, mais je me suis dit qu'ils n'avaient qu'a continuer à boire de l'eau.

 

Départ ensuite pour Bangalore en bus couchette A/C. Pour être A/C, il était A/C... Ca ressemblait plus à un camion frigorifique qu'à autre chose. J'ai eu beau multiplier les couches de vêtements, j'ai pris froid et j'ai la crève. Trajet de 13 heures sur ma couchette., c'est pas génial mais j'ai quand même pu dormir un peu malgré la taille de l'emplacement: en fait, la couchette doit faire 1,75m car je touchais des deux côtés. Donc, si vous avez un pote qui joue aux Spirous de Charleroi ou en NBA, ne l'emmenez pas dans ces bus, il n'entre pas, même avec un chausse-pied.

 

En arrivant à Bangalore, on a vu des accidents dans tous les coins, il y avait même un gars qui venait de passer sous les roues d'un camion et dont le corps disloqué n'avait pas encore été retiré. Premier cadavre indien cette année et pas le dernier, vu qu'en sortant de Bangalore une heure plus tard, on a été dépassés par une bagnole avec sur son fixe-au-toit, le cadavre d'un homme enroulé dans un drap entre le menton et les genoux. Spectacle incroyable... mais qui s'explique par le fait qu'il n'y a pas de funérarium en Inde et que les gens doivent amener eux-même leurs morts aux endroits de crémation.

 

Malgré tout, ça fout un choc. donc 3 heures plus tard arrivée à Mysore après avoir, par 3 fois traversé des villages du Karnetaka en pleines élections. Impressionnant: des dizaines de milliers d'hommes confluant vers un même endroit au même moment en vue de voter. Parfois sur presque un km, vous avez des hommes qui avancent collés les uns aux autres et viennent s'agglutiner face à une entrée trop étroite pour pouvoir avaler ce flux immense. J'espère que mes photos donneront au moins un aperçu de la situation.

 

Arrivée à Mysore où j'avais repéré un hôtel dans le Lonely. Nouvel guerre avec les rickshaws (j'ai l'habitude) car le gars voulait absolument qu'on passe d'abord à l'hôtel qu'il avait à me proposer (et où il reçoit une commission, of course). Ca donne un dialogue surréaliste:

 

- Hôtel Dasaprakash

- OK sir but hotel very old. Bombay Hotel better.

- No, hotel Dasaprakash.

- ok ok sir... but first stop hotel Bombay?

- No, first my hotel

- ok ok sir (10 sec)... but I think that Hotel Bombay better for you. I show you.

- NOOOOOOOO. Hotel Dasaprakash directly or I stop here.

- ok ok sir.

 

Et cet animal réussit quand même à passer d'abord devant l'hotel Bombay où il me demande si je suis vraiment sûr que je ne veux pas m'arrêter. C'est généralement à ce moment qu'une envie de meurtre me prend...Finalement, arrivé à l'hôtel, il fait mine de me précéder... dans le but de leur dire qu'il emmène un client en vue d'obtenir une commission que bibi devrait payer. Je lui hurle de rester assis car sinon je refuse de le payer.

 

A la réception de l'hôtel, ils se marrent doucement. J'y rencontre aussi 3 français sympas avec lesquels je pars me balader en ville. Un gamin nous aborde en parlant d'une sorte de festival qui aurait lieu. Il propose de nous accompagner et arrivés sur place, on se rend compte qu'il travaille pour une fabrique artisanale d'encens. Ca y est: mes envies de meurtres me reprennent...

 

Hier matin, lever à l'aube pour réserver mon voyage vers Goa. Arrivé à la gare, je trouve une brave dame responsable à qui je montre mon ticket de réservation rempli avec soin. Elle me demande ce que je fous et me dis que c'est vraiment pas le meilleur moyen (merci le Routard). Elle me concocte alors un itinéraire "super" dont elle me dit qu'il est easy... Jugez vous-mêmes: départ à 20h00 de Mysore avec arrêt à Hubli à 5h00 demain matin (j'ai intérêt à être éveillé car ce train remonte vers le nord) ensuite à 5h30 train pour Londa ou j'arrive à 7h35 et de là, il me reste 5 heures de bus jusqu'à Magdaon... point de départ des bus pour les plages. Ca va être du sport. Et elle me disait que c'était easy...

 

Ensuite commence le sport: la file d'attente est constituée de rangées de 7 chaises. Il faut s'asseoir tout au fond et chaque fois qu'un gars passe à un des 3 guichets, tout le monde se lève et avance d'une chaise. Chouette sport. 1h15 plus tard, j'ai tous mes tickets. Après, on se demande pourquoi les gens préfèrent les voyages organisés...

 

Apres ça, je pars visiter le palais royal, dont on dit qu'il est sans doute un des plus spectaculaires d'Inde. J'ai pas été déçu. Les maharadjas de Mysore ont construit leur palais avec pour but unique d'en foutre plein la gueule aux visiteurs (anglais): c'est un mélange de colonnes peintes dans toutes les couleurs, de portes en acajou ou en argent pur sculptées, de dorures, d'enluminures, d'or, de pierres précieuses et de tout ce qui peut valoir de l'argent, ainsi que de verrières immenses couvertes de dessins splendides.

 

Bon, c'est kitch, c'est baroque, ça frise souvent le mauvais goût, mais qu'est ce que c'est spectaculaire. C'est pas comme ça que je décorerais ma maison non plus d'ailleurs (en plus, il y a tellement de coins et de recoins que je n'arriverais pas à ranger toutes mes bd). Dommage que les photos soient interdites, car le spectacle était vraiment impressionnant.

 

Pas rassasié, je me suis rendu au zoo de Mysore dont on dit que c'est le plus beau d'Inde. J'y vois enfin de près des tas de bestioles vues de plus ou moins loin depuis 2 ans et c'est intéressant. Pour moi, le clou de la visite ce sont une dizaine de tigres... dont 2 tigres blancs su-per-bes. Les animaux sont dans des enclos immenses entourés de murs en béton et n'ont vraiment pas l'air trop mal. Enfin, ça reste quand même un zoo, hein!

 

Les zèbres par exemple sont trois sur la surface d'un terrain de foot... et moi, vous me connaissez: si je vois 3 zèbres sur un terrain de foot, j'ai envie de chanter à tue tête " Brogno tu pues, Brogno tu pues... ton frère aussi..." (pour comprendre celle là, il faut être belge, aimer le foot et si possible être supporter du standard, dans tous les autres cas, laissez tomber...).

 

Le soir, je me rends avec mes trois français et un autre français (qui a quitté son boulot à Bordeaux pour garder des vaches en Suisse) dans un superbe petit resto très sympa ou j'offre les cocktails de l'apéro avant de manger un succulent repas. A 5, avec les apéros compris, il y en avait pour moins de 25 euros... Chouette soirée sur une terrasse, terminée vers 23h30 (tard pour l'Inde).

 

Ce matin on est parti visiter un temple qui surplombe la ville et maintenant je vais aller faire un tour au marché avant de préparer mon sac pour mon épopée (quasi) finale.

 

Faites de jolis bonhommes de neige et à bientôt,

 

M.-le-bronzé

 

Les cousins Schumacher - 26/02/2005 A 15h00

 

Salut à tous,

 

voilà, aujourd'hui cela va nettement mieux qu'hier Il faut dire que j'ai eu droit à la totale. En arrivant à Cochi, j'ai commencé par perdre (définitivement) les 3 français avec lesquels je voyageais depuis Kumily, les hôtels corrects étaient tous full pour cause de dernier jour de festival de danse et l'hôtel que j'ai trouvé après 2 heures de recherche était vraiment très limite (j'y reviendrai). Pour couronner le tout, j'ai de nouveau des douleurs dorsales importantes.

 

Heureusement ce matin, j'ai pu changer d'hôtel et tout va bien.

 

Revenons là où je vous avais laissé.

 

Arrivés à Allepey, l'hôtel était extra et avec le couple de belges d'une soixantaine d'années, nous avons passé une soirée très agréable autour d'un excellent repas avec une bière qui, sur la facture, était reprise comme watermelon car, de nouveau, ils n'ont pas payé les droits de vendre de l'alcool. Ici à Cochi, ils mettent "special tea".

Chacun son truc.

 

En fait c'est marrant d'entendre un monsieur qui à 64 ans, dirige en Belgique, une société agro-alimentaire étrangère et qui manifestement doit avoir de l'argent, eh bien, il voyage quasiment dans les mêmes conditions que moi, cherchant les hôtels et les restos pas chers ainsi que toutes les formules à l'intention des routards. Seule différence: leurs transferts se font de manière un peu (à peine) plus luxueux que moi.

 

Le lendemain, départ pour Kumily et la réserve naturelle de Peryiar.

Surprise, au moment du départ, non seulement le patron me donne l'adresse de l'hôtel d'un de ces copains à Kumily mais surtout, il me dépose à l'arrêt de bus avec sa voiture personnelle. Délicate attention.

 

Là, je dois d'abord prendre un bus pour Kottayam. Le paysage sur le trajet est très très joli avec tous ces canaux et pas mal d'animation le long des routes. Dans le bus aussi c'est animé: le chauffeur roule comme un dingue et il a l'air d'ignorer la plupart du temps ou se trouve ses freins. Il dépasse n'importe comment, on fait des embardées pour éviter d'autres véhicules et en plus, il prend des risques inimaginables pour dépasser et dès qu'il y est arrivé... on s'arrête pour faire monter ou descendre des passagers, avec le risque de voir le véhicule qu'on vient de déborder nous défoncer l'arrière train. sur 2 heures de route, je me suis dit au moins 10 fois que là, on me passerait pas. Et pourtant, on arrive à bon port sans encombre.

 

A Kottayam, cirque habituel pour trouver le bon bus parmi la trentaine de bus qui y sont dans tous les sens. Je croise un autrichien qui va dans la même direction que moi et on prend le bus ensemble. Trajet féerique: on arrive dans les montagnes des Ghats occidentaux. Imaginez les paysages alpestres avec des bananiers, des cocotiers, des arbres à latex, ainsi que de vastes plantations de thé et de café. C'est vraiment superbe. En plus on a un chauffeur prudent, ce qui ne gâte rien.

 

Sur le trajet, on croise un chantier sur lequel on réparait la route. C'est impossible à expliquer, mais vous en verrez les photos...Si elles sont réussies, ça en vaut la peine.

 

Arrivée à Kumily, nouvelle bonne surprise: le proprio de l'hôtel renseigné, m'attend au bus stand et nous ramène chez lui avec Mario, l'Autrichien. Les chambres étant pas mal, on décide de partager les frais et de passer les deux nuits dans une chambre à deux lits vraiment sympa.

 

On est à peine installé (arrivés à 15h15), qu'on voit dans le routard qu'il y a moyen de faire le tour du lac de la réserve naturelle en bateau à 16h00 et que, même si on a peu de chances de croiser des animaux, c'est pas mal. Donc, pas de douche, on fonce pour avoir un passe pour rentrer dans la réserve et des tickets pour le bateau. J'y retrouve 3 français croisés dans les backwaters et on embarque.

 

Apres 5 minutes, le guide du bateau nous montre deux bébêtes à au moins 400 m en nous disant que ce sont deux éléphants. Tout le monde prend donc des photos. Il faudra donc me croire: les 2 points noirs au loin dans un paysage très vert, et bien ce sont des éléphants.

 

On est aussi survolé par des tas d'oiseaux superbes dont un énorme toucan, beau et impressionnant. On voit aussi de loin des gaurs, buffles d'Inde, ainsi que des sangliers et, d'assez près un groupes de biches et un cerf venus boire le soir venu.

 

On est tous déjà très content quand tout à coup on tombe sur 6 éléphants femelles et un petit qui sont installés tranquillement le long de la berge. Le guide est aussi excité que nous, car personne ne pouvait vraiment espérer voir d'aussi près des éléphants sauvages. Le bateau s'approche lentement du rivage et nous mitraillons tous comme des fous en oubliant les deux points noirs de la première photo. Finalement, on reste là à les observer pendant 20 très belles minutes.

 

Retour à l'embarcadère et petit souper à 5 dans un resto végétarien ( il n'y a que ça là-bas). Particularité: pour ne pas exclure Mario, on parle tous anglais...

 

Programme du lendemain: trekking à 7h00 du mat dans la réserve et visite d'une plantation de thé plus d'un jardin où pousse toutes les épices dont la région est un des plus grands exportateurs mondiaux. On a un trek pour nous 5, ce qui nous permet de faire un circuit vraiment sportif à travers la montagne et la jungle. Même si on ne croise pas beaucoup d'animaux, c'est vraiment super et on rentre sur les genoux.

 

 

Ah oui, quand même: au bord du lac, on a croisé des gens qui pêchaient d'une manière originale: ils découpent un morceau de termitière remplie d'insectes et ils le déposent dans une assiette entourée d'un drap qui forme une nasse. Les poissons, friands de termites, y pénètrent et ne peuvent en ressortir. Ca a l'air bizarre, mais ça fonctionne vachement bien!

 

Retour à 11h00 à Kumily où j'emmène tout le monde pour un petit dej indien bien épicé dans un bui bui de la vieille ville. Ils étaient réticents mais ont tous trouvé ça très bon.

 

A 12h00 départ en rickshaw (au lieu de la jeep promise) pour une visite d'une plantation de thé et de l'usine de production. vraiment passionnant même si les machines utilisées sont pour le moins archaïques. Un exemple? Les feuilles de thé doivent à un moment être chauffées à 114 degrés. Et bien, pour ce faire, ils utilisent une énorme chaudière à bois dans laquelle ils enfournent des troncs d'arbres entiers. Etonnant.

 

Apres ça, direction le jardin des épices. Là, j'apprends comment le poivre pousse et surtout que les poivres verts, blancs, gris et noirs proviennent tous de la même graine traitée différemment. Moi, je croyais naïvement qu'il y avait des arbres différents pour chaque poivre. Et bien non...

 

On découvre aussi comment poussent les clous de girofle, les piment, la vanille, le tapioca, les feuilles de carry... A chaque fois, le guide arrache une feuille qu'il découpe laissant sur nos doigts des odeurs incroyables. A la fin de la visite, on se promet de ne plus se laver les mains durant les 15 prochains jours.

 

Le soir, on est tous sur les rotules mais on se rend quand même dans un chouette resto dont on sort tard, malgré que le lendemain on ait tous un bus à prendre à 8 heures, Mario nous quittant vers le sud.

 

Le trajet de retour vers Kottayam est épique: ce que nous avions fait en 4h45 à l'aller, on le fait en 3 heures chrono au retour. Je n'ai jamais vu ça: le chauffeur jette le bus dans les virages et plus d'une fois, nous partons en glissade des 6 roues. Pour les dépassements, pas de problème: il déboite n'importe quand et s'il y a un virage, il klaxonne. Tout ça avec un précipice de minimum 100 mètres sur le bord de la route... sans parapet évidemment. Installé à l'avant, nous avons eu l'impression d'assister à un jeu vidéo de 3 heures. Les Indiens étaient impassibles alors que tous les occidentaux suaient à grosses gouttes. Evidemment, les Indiens, eux, ils ont eu pleins de vies avant et ils en auront encore toute une chiée après, alors que nous, jusqu'à nouvel ordre, c'est la seule qu nous ayons. Bref, on est vraiment contents en arrivant à Ernakulam de quitter ce cousin éloigne de

Schumacher...

 

Là, nous prenons un bus local pour Fort Cochi, situé à deux îles d'Ernakulam. A l'arrivée je pers mes français et je débarque après 2 heures dans mon hôtel tout pourri, sans fenêtre autre qu'une lucarne donnant sur un couloir. Dans ma chambre, je me rends compte trop tard qu'il fait encore plus chaud qu'à l'extérieur et que le lit est constitue d'une planche recouverte d'une natte hyper fine. La nuit est pénible. Je prends même deux douches durant la nuit pour me rafraîchir tellement j'ai l'impression d'étouffer même la toilette est pourrie: en tirant la chasse qui est située en hauteur, la moitié de l'eau fout le camp par le joint qui est tout sauf étanche. Pour couronner le tout, la chambre est pleine de moustiques: je me dis que je dois en tuer 10 avant de me coucher et finalement je m'arrête à vingt. Un vrai génocide...

 

Ce matin, réveil à l'aube après une mauvaise nuit et je fonce direct à l'hôtel qui m'intéressait ou une chambre se libère justement. Je m'empresse de faire mon check in avant de déguerpir de mon taudis.

 

Je m'étais promis une journée peinard mais je suis retourné à Ernakulam pour réserver un train pour Mysore pour le 28 malheureusement tout est full jusqu'au 03 mars et je vais donc 2 km plus loin à l'arrêt des bus pour un bus couchette de nuit.

 

Là, le gars me parle de bus couchette (il y a 12 heures de trajet) avant de me dire, vu mon insistance que ses bus n'ont pas vraiment de couchettes mais qu'il y a quand même moyen de dormir. Bref, ce sont des bus de merde. Je cherche dans tous les coins pour finir par trouver la seule compagnie de bus qui parte dans cette direction avec des bus-couchettes de nuit, même si ces trajets sont réputés dangereux, je n'ai de toute façon pas le choix.

 

Retour à Cochi avec le ferry boat bien plus rapide que le bus et qui traverse le port industriel pour 2,5 Rps. Ca ne va pas me ruiner.

 

Ce soir, je me fais vite à un petit resto avant de retrouver ma chouette chambre pour, enfin une bonne nuit avant de louer un vélo pour visiter Cochi qui a vraiment l'air intéressant et qui me plait beaucoup.

 

Là-dessus, je vous laisse.

 

A plus,

 

Michel, co-pilote de rallye en bus (c'est nouveau)

 

PS: Max, devine quoi: j'ai envie d'une baguette au saucisson... Ca ne te rappelle rien?????

Plage et cocotiers - 21/02/2005 A 15h10

 

Salut les skieurs,

 

Il fait toujours blanc chez vous?

 

Moi, je suis toujours à Varkala, à profiter du soleil, du calme, du repos, des cocotiers, de la mer et de la bouffe excellente.

 

Il ne faut cependant pas se leurrer: ici, ce n'est plus tout à fait l'Inde. Pas de klaxon, pas de bruit, pas de crasse dans les rues (ni sur la plage) et même la nourriture est malgré tout adaptée à nos papilles occidentales...même si ça reste épicé.

 

Le bruit et l'animation des villes indiennes me manquent et surtout, moi, je m'emmerdé sur une plage. 4 jours, je crois que c'est vraiment un max pour moi. Donc demain, j'ai trouvé un moyen pour partir de Quoilon (Kollam) de rejoindre Allepey en bateau via les backwaters pour un trajet de 8 heures. Je crois qu'on va bien griller là-dessus. Je vous raconterai, mais d'après ce que j'en ai entendu, c'est vraiment paradisiaque.

 

Paradisiaque, la plage de Varkala l'est aussi. Au départ ici c'était le paradis des surfeurs. D'ailleurs les vagues sont particulièrement impressionnantes... quoi qu'il ne s'agisse pas de tsunami (pas besoin de bouée donc). Ca reste quand même casse-gueule et aujourd'hui un mec a du être évacué par les plagistes avec l'avant-bras à angle droit ce qui n'est pas vraiment le plus pratique. Ca nous a tous refroidi (enfin) car quand on voit la clinique du village installée dans une hutte devant laquelle des chiens dorment... ça ne donne pas envie de se faire opérer d'urgence, vraiment pas. D'ailleurs, après l'incident, tout était beaucoup plus calme.

 

A part ça, je me balade et je profite de la gastronomie locale: après le homard, j'ai eu droit aux crevettes géantes, puis au barracuda avec des calamars (délicieux) et a un filet d'espadon exquis. Tout ça avec la vue sur la mer depuis la falaise, c'est divin... vous devriez essayer.

 

Varkala est aussi une ville sans alcool... enfin, ça c'est la version officielle car en fait si vous demandez une bière (650 ml quand même), le serveur vous l'amène avec un air de conspirateur, vous sert et cache la bouteille sous la table. Si en vous réservant, vous mettez la bouteille sur la table par inadvertance, dans les deux secondes, un indien se précipite pour la remettre sous votre table. Par contre pour jeter les déchets de table, ils utilisent les caisses en carton avec écrit en grand KINGFISCHER BEER qui servent au transport des dites bières. Apparemment, il y a un flic qui surveille. La seules fois ou je l'ai vu, il était 7h15 du mat et je me rendais à la plage. A mon avis, il reçoit sa commission sur chaque bouteille... tant que ce n'est pas trop flagrant.

 

Là-dessus, je vous laisse car mon dernier souper m'attend et demain, je dois me lever hyper tôt pour trouver un train ou un bus pour Kollam où je dois arriver avant 10h30.

 

Et puis je dois encore aussi aller enduire mon crâne d'aftersun car je crame à tous les étages...

 

Bonne semaine a tous,

 

M., touriste

paradis terrestre - 18/02/2005 A 14h36

 

Salut à tous,

 

Petit avertissement: la seconde partie du présent mail pourrait entraîner des réactions de mauvaise humeur chez certaines personnes soumises depuis un certain temps aux rigueurs hivernales. Il faut le savoir...

 

 J'ai deux nouvelles à vous annoncer, une bonne et une mauvaise. Tout d'abord, il ne me reste que 3 semaines à passer en Inde. La bonne maintenant. J'ai découvert que le paradis terrestre existait... et en plus, j'y suis.

 

Je vous avais quitté à Madurai. J'ai bien pris mon train de nuit pour Varkala. Surprise, le train est parti à l'heure et est arrivé 9h30 plus tard à destination avec 1 minute de retard sur l'horaire... Pas mal, hein?

 

J’étais dans un compartiment avec des Maldiviens venus faire opérer leur père d'un oeil en Inde. Le pauvre vieux ressemblait à un pirate avec son impressionnant bandage. En fait, il n'avait que 58 ans mais en paraissait 80. Comment je sais ça? En fait le réseau ferroviaire indien est, non seulement le plus vaste du monde, mais est aussi un vrai modèle. Tout y est informatisé: vous pouvez, de n'importe ou, réserver un ticket de train pour tout le réseau. On vous imprime votre ticket avec toutes les coordonnées et au moment d'embarquer, vous trouvez sur chaque wagon une liste collée avec le nom des passagers, leur lieu de destination et leur âge. Facile, donc.

 

Pour moi, le nom est chaque fois différent: je me suis une fois appelé SANDRON, mais les autres fois étais SANDRO, SANDROWN et cette fois ci, c'était MICHEL, tout simplement... Si la police indienne essaye de suivre mon parcours, ils ne vont pas rigoler...

 

Pour en revenir à l'âge des gens, à Madurai, avant de visiter le musée Gandhi, un vieux bonhomme est venu s'asseoir près de moi avec son vélo-rickshaw. Il a sorti d'un plastic toute une série de lettres et de cartes postales reçues de clients qu'il avait invité à passer chez lui pour prendre le thé et découvrir une maison d'un indien pauvre. Il était vraiment charmant. Maintenant je sais que son vélo neuf vaut 5000 Rps, d'occasion 2000 Rps et qu'il paye chaque jour depuis 1977, la somme de 20 Rps de taxe de roulage. Le gars a l'air d'un vieillard et en fait il vient d'avoir 50 ans. Leur vie use ces gens de manière incroyable. Mais le bonhomme est malin: avant d'embarquer (il m'avait fait promettre de rentrer avec lui), je lui demande le prix et il me répond "ce que vous voulez". Quand avant ça, vous avez vu la photo de ses 6 enfants autour de lui en tenue d'écolier devant leur hutte, vous ne pouvez que vous montrer généreux...

 

Arrivée matinale dans le Kerala, région côtière du sud ouest de l'Inde superbe, incroyablement verte et traversée par tout un réseau de canaux, appelés les backwaters qui servent de voies de transport et que j'utiliserai certainement.

 

Imaginez ces canaux calmes bordes de cocotiers, palmiers et autres bananiers. C'est vraiment un rêve. Arrivé au village de Varkala, je prends un rickshaw jusqu'à la partie plage du village et là, je découvre le bonheur.

 

Pour les gens concernés par le préambule, prière d'arrêter la lecture ici.

Merci.

 

En fait, il y a une crique de sable blanc et à 60 mètres du rivage, vous avez une falaise d'une vingtaine de mètres surmontée de cocotiers. Au sommet de cette falaise, sur 800 mètres environ, dans les cocotiers vous avez des guesthouses, des restos et des boutiques. Rien n'a plus d'un étage et tout s'intègre parfaitement dans le décor. Le long de la falaise, vous avez un sentier de terre rouge avec d'un côté la fameuse falaise et de l'autre tout le reste. Le Paradis...

 

Je trouve très vite un petit hôtel sympa, propre et pas cher pour m'installer. Ici, pas de klaxon incessant, pas de bruit en dehors des vagues et d'un peu de musique, presque pas de mendiants et de rabatteurs, bref, c'est le pied intégral

 

En plus les restos ont l'air excellent pour un prix très très raisonnable. En vous quittant, je vais aller manger un homard pour à peine plus de 3 EUROS au resto où j'ai pris mon petit dej, ce matin. Pour le petit dej, justement, ils font un menu breakfast à 40 Rps (0,75 EURO). Pour ce prix là, vous avez droit a thé ou café, 4 toasts avec beurre et confiture, un jus de fruit frais au choix, une omelette au choix et une copieuse salade de fruits qui n'ont rien d'exotique ici (papaye, pastèque, mangue, ananas, raisins et oranges). Bref, de quoi tenir aisément jusqu'au soir. Et tout ça avec une vue imprenable sur la plage et la mer, of course.

 

Comment voulez vous dépenser du fric comme ça? Hier soir j'ai fait le calcul: jusqu'à présent, j'ai dépense exactement 12,94 euros par jour sur place depuis mon arrivée. Et ceci tout compris...

 

Le soir, tous les restos installent une devanture un peu comme dans la petite rue des bouchers avec leurs homards, crevettes et autres poissons appétissants à souhait. J'ai même vu hier soir un énorme espadon (c'est bien ça avec la longue tige fine en avant?) qu'ils découpaient à la demande. Dans le même resto que moi, il y avait un groupe de hollandais qui a choisi minutieusement ses poissons et ensuite 2 mecs ont essaye d'expliquer la cuisson désirée au malheureux serveur. Ca a duré un temps fou et plus le temps passait, moins le pauvre gars avait l'air de comprendre ce qu'ils voulaient. J'aurais pu lui dire que, travaillant chez ING, je sais qu'on ne comprend jamais ce que les hollandais vous demande, mais bon... Finalement, je me demande s'ils n'ont pas essayé de lui transmettre la recette familiale de la sauce hollandaise. Manifestement ça n'a pas marché car ils n'ont pas du tout reçu ce qu'ils avaient demandé. Moi, j'avais pris des calamars au gingembre et c'était succulent...

 

Là-dessus je vous laisse, car, malin comme je suis, je croyais que le visage était assez bronzé pour ne pas devoir mettre de crème solaire dessus aujourd'hui. Résultat? Je ressemble étrangement à l'intérieur d'une pastèque et je dois aller me remettre une couche d'aftersun avant d'aller déguster mon second homard du séjour... Au prix ou ça coûte, je serais con de me priver.

 

Portez-vous bien. Faites toujours attention aux engelures et à très bientôt pour de nouvelles aventures.

 

Passez toutes et tous un excellent week-end. Bande de petits veinards...

 

M., plagiste

 

PS : Aujourd'hui, je suis descendu une première fois à la plage à 7h00 du mat et il faisait extraordinairement doux et agréable. Je suis descendu 2 autres fois aujourd'hui pour me baigner dans une eau un poil trop chaude (on ne peut pas tout avoir) alors que la plage est vraiment très loin être saturée de monde. Je crois que je vais rester ici un siècle ou deux. Pour mon salaire, il peut toujours être versé sur mon compte, il y a moyen de sortir de l'argent avec la VISA au village. Là-dessus, je vous laisse...