Plage et cocotiers - 21/02/2005 A 15h10

| Page d'accueil |

j' veux pas rentrer - 03/03/2005 A 08h24

»

22/09/2006

Les cousins Schumacher - 26/02/2005 A 15h00

 

Salut à tous,

 

voilà, aujourd'hui cela va nettement mieux qu'hier Il faut dire que j'ai eu droit à la totale. En arrivant à Cochi, j'ai commencé par perdre (définitivement) les 3 français avec lesquels je voyageais depuis Kumily, les hôtels corrects étaient tous full pour cause de dernier jour de festival de danse et l'hôtel que j'ai trouvé après 2 heures de recherche était vraiment très limite (j'y reviendrai). Pour couronner le tout, j'ai de nouveau des douleurs dorsales importantes.

 

Heureusement ce matin, j'ai pu changer d'hôtel et tout va bien.

 

Revenons là où je vous avais laissé.

 

Arrivés à Allepey, l'hôtel était extra et avec le couple de belges d'une soixantaine d'années, nous avons passé une soirée très agréable autour d'un excellent repas avec une bière qui, sur la facture, était reprise comme watermelon car, de nouveau, ils n'ont pas payé les droits de vendre de l'alcool. Ici à Cochi, ils mettent "special tea".

Chacun son truc.

 

En fait c'est marrant d'entendre un monsieur qui à 64 ans, dirige en Belgique, une société agro-alimentaire étrangère et qui manifestement doit avoir de l'argent, eh bien, il voyage quasiment dans les mêmes conditions que moi, cherchant les hôtels et les restos pas chers ainsi que toutes les formules à l'intention des routards. Seule différence: leurs transferts se font de manière un peu (à peine) plus luxueux que moi.

 

Le lendemain, départ pour Kumily et la réserve naturelle de Peryiar.

Surprise, au moment du départ, non seulement le patron me donne l'adresse de l'hôtel d'un de ces copains à Kumily mais surtout, il me dépose à l'arrêt de bus avec sa voiture personnelle. Délicate attention.

 

Là, je dois d'abord prendre un bus pour Kottayam. Le paysage sur le trajet est très très joli avec tous ces canaux et pas mal d'animation le long des routes. Dans le bus aussi c'est animé: le chauffeur roule comme un dingue et il a l'air d'ignorer la plupart du temps ou se trouve ses freins. Il dépasse n'importe comment, on fait des embardées pour éviter d'autres véhicules et en plus, il prend des risques inimaginables pour dépasser et dès qu'il y est arrivé... on s'arrête pour faire monter ou descendre des passagers, avec le risque de voir le véhicule qu'on vient de déborder nous défoncer l'arrière train. sur 2 heures de route, je me suis dit au moins 10 fois que là, on me passerait pas. Et pourtant, on arrive à bon port sans encombre.

 

A Kottayam, cirque habituel pour trouver le bon bus parmi la trentaine de bus qui y sont dans tous les sens. Je croise un autrichien qui va dans la même direction que moi et on prend le bus ensemble. Trajet féerique: on arrive dans les montagnes des Ghats occidentaux. Imaginez les paysages alpestres avec des bananiers, des cocotiers, des arbres à latex, ainsi que de vastes plantations de thé et de café. C'est vraiment superbe. En plus on a un chauffeur prudent, ce qui ne gâte rien.

 

Sur le trajet, on croise un chantier sur lequel on réparait la route. C'est impossible à expliquer, mais vous en verrez les photos...Si elles sont réussies, ça en vaut la peine.

 

Arrivée à Kumily, nouvelle bonne surprise: le proprio de l'hôtel renseigné, m'attend au bus stand et nous ramène chez lui avec Mario, l'Autrichien. Les chambres étant pas mal, on décide de partager les frais et de passer les deux nuits dans une chambre à deux lits vraiment sympa.

 

On est à peine installé (arrivés à 15h15), qu'on voit dans le routard qu'il y a moyen de faire le tour du lac de la réserve naturelle en bateau à 16h00 et que, même si on a peu de chances de croiser des animaux, c'est pas mal. Donc, pas de douche, on fonce pour avoir un passe pour rentrer dans la réserve et des tickets pour le bateau. J'y retrouve 3 français croisés dans les backwaters et on embarque.

 

Apres 5 minutes, le guide du bateau nous montre deux bébêtes à au moins 400 m en nous disant que ce sont deux éléphants. Tout le monde prend donc des photos. Il faudra donc me croire: les 2 points noirs au loin dans un paysage très vert, et bien ce sont des éléphants.

 

On est aussi survolé par des tas d'oiseaux superbes dont un énorme toucan, beau et impressionnant. On voit aussi de loin des gaurs, buffles d'Inde, ainsi que des sangliers et, d'assez près un groupes de biches et un cerf venus boire le soir venu.

 

On est tous déjà très content quand tout à coup on tombe sur 6 éléphants femelles et un petit qui sont installés tranquillement le long de la berge. Le guide est aussi excité que nous, car personne ne pouvait vraiment espérer voir d'aussi près des éléphants sauvages. Le bateau s'approche lentement du rivage et nous mitraillons tous comme des fous en oubliant les deux points noirs de la première photo. Finalement, on reste là à les observer pendant 20 très belles minutes.

 

Retour à l'embarcadère et petit souper à 5 dans un resto végétarien ( il n'y a que ça là-bas). Particularité: pour ne pas exclure Mario, on parle tous anglais...

 

Programme du lendemain: trekking à 7h00 du mat dans la réserve et visite d'une plantation de thé plus d'un jardin où pousse toutes les épices dont la région est un des plus grands exportateurs mondiaux. On a un trek pour nous 5, ce qui nous permet de faire un circuit vraiment sportif à travers la montagne et la jungle. Même si on ne croise pas beaucoup d'animaux, c'est vraiment super et on rentre sur les genoux.

 

 

Ah oui, quand même: au bord du lac, on a croisé des gens qui pêchaient d'une manière originale: ils découpent un morceau de termitière remplie d'insectes et ils le déposent dans une assiette entourée d'un drap qui forme une nasse. Les poissons, friands de termites, y pénètrent et ne peuvent en ressortir. Ca a l'air bizarre, mais ça fonctionne vachement bien!

 

Retour à 11h00 à Kumily où j'emmène tout le monde pour un petit dej indien bien épicé dans un bui bui de la vieille ville. Ils étaient réticents mais ont tous trouvé ça très bon.

 

A 12h00 départ en rickshaw (au lieu de la jeep promise) pour une visite d'une plantation de thé et de l'usine de production. vraiment passionnant même si les machines utilisées sont pour le moins archaïques. Un exemple? Les feuilles de thé doivent à un moment être chauffées à 114 degrés. Et bien, pour ce faire, ils utilisent une énorme chaudière à bois dans laquelle ils enfournent des troncs d'arbres entiers. Etonnant.

 

Apres ça, direction le jardin des épices. Là, j'apprends comment le poivre pousse et surtout que les poivres verts, blancs, gris et noirs proviennent tous de la même graine traitée différemment. Moi, je croyais naïvement qu'il y avait des arbres différents pour chaque poivre. Et bien non...

 

On découvre aussi comment poussent les clous de girofle, les piment, la vanille, le tapioca, les feuilles de carry... A chaque fois, le guide arrache une feuille qu'il découpe laissant sur nos doigts des odeurs incroyables. A la fin de la visite, on se promet de ne plus se laver les mains durant les 15 prochains jours.

 

Le soir, on est tous sur les rotules mais on se rend quand même dans un chouette resto dont on sort tard, malgré que le lendemain on ait tous un bus à prendre à 8 heures, Mario nous quittant vers le sud.

 

Le trajet de retour vers Kottayam est épique: ce que nous avions fait en 4h45 à l'aller, on le fait en 3 heures chrono au retour. Je n'ai jamais vu ça: le chauffeur jette le bus dans les virages et plus d'une fois, nous partons en glissade des 6 roues. Pour les dépassements, pas de problème: il déboite n'importe quand et s'il y a un virage, il klaxonne. Tout ça avec un précipice de minimum 100 mètres sur le bord de la route... sans parapet évidemment. Installé à l'avant, nous avons eu l'impression d'assister à un jeu vidéo de 3 heures. Les Indiens étaient impassibles alors que tous les occidentaux suaient à grosses gouttes. Evidemment, les Indiens, eux, ils ont eu pleins de vies avant et ils en auront encore toute une chiée après, alors que nous, jusqu'à nouvel ordre, c'est la seule qu nous ayons. Bref, on est vraiment contents en arrivant à Ernakulam de quitter ce cousin éloigne de

Schumacher...

 

Là, nous prenons un bus local pour Fort Cochi, situé à deux îles d'Ernakulam. A l'arrivée je pers mes français et je débarque après 2 heures dans mon hôtel tout pourri, sans fenêtre autre qu'une lucarne donnant sur un couloir. Dans ma chambre, je me rends compte trop tard qu'il fait encore plus chaud qu'à l'extérieur et que le lit est constitue d'une planche recouverte d'une natte hyper fine. La nuit est pénible. Je prends même deux douches durant la nuit pour me rafraîchir tellement j'ai l'impression d'étouffer même la toilette est pourrie: en tirant la chasse qui est située en hauteur, la moitié de l'eau fout le camp par le joint qui est tout sauf étanche. Pour couronner le tout, la chambre est pleine de moustiques: je me dis que je dois en tuer 10 avant de me coucher et finalement je m'arrête à vingt. Un vrai génocide...

 

Ce matin, réveil à l'aube après une mauvaise nuit et je fonce direct à l'hôtel qui m'intéressait ou une chambre se libère justement. Je m'empresse de faire mon check in avant de déguerpir de mon taudis.

 

Je m'étais promis une journée peinard mais je suis retourné à Ernakulam pour réserver un train pour Mysore pour le 28 malheureusement tout est full jusqu'au 03 mars et je vais donc 2 km plus loin à l'arrêt des bus pour un bus couchette de nuit.

 

Là, le gars me parle de bus couchette (il y a 12 heures de trajet) avant de me dire, vu mon insistance que ses bus n'ont pas vraiment de couchettes mais qu'il y a quand même moyen de dormir. Bref, ce sont des bus de merde. Je cherche dans tous les coins pour finir par trouver la seule compagnie de bus qui parte dans cette direction avec des bus-couchettes de nuit, même si ces trajets sont réputés dangereux, je n'ai de toute façon pas le choix.

 

Retour à Cochi avec le ferry boat bien plus rapide que le bus et qui traverse le port industriel pour 2,5 Rps. Ca ne va pas me ruiner.

 

Ce soir, je me fais vite à un petit resto avant de retrouver ma chouette chambre pour, enfin une bonne nuit avant de louer un vélo pour visiter Cochi qui a vraiment l'air intéressant et qui me plait beaucoup.

 

Là-dessus, je vous laisse.

 

A plus,

 

Michel, co-pilote de rallye en bus (c'est nouveau)

 

PS: Max, devine quoi: j'ai envie d'une baguette au saucisson... Ca ne te rappelle rien?????

Les commentaires sont fermés.