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22/09/2006

Flipper le dauphin - 09/03/2005 A 12h37

Salut à tout le monde,

 

je viens de téléphoner à Monsieur Swiss pour lui dire que s'il tenait absolument à faire décoller son avion dans la nuit de samedi à dimanche, eh bien, je serais à bord. Manifestement, et malheureusement, il semble bien décidé à retourner vers les icebergs et les vastes steppes gelées d'Europe occidentale. Tant pis pour moi. Je ne sais pas pourquoi, mais tous les mails que je recevais il y a 4 ou 5 semaines concernant le froid régnant chez vous, m'amusaient beaucoup plus que ceux qui m'arrivent maintenant. Ma maman a beau essayer de me rassurer en me disant (depuis 1 mois) que le printemps est pour bientôt, je commence à me faire à l'idée que le retour risque d'être assez difficile surtout après mon petit séjour sur la plage de Palolem.

 

Ici, je ne suis plus vraiment en voyage en Inde, mais je suis quand même complètement en vacances. On est vraiment installés dans un décor de carte postale avec des températures tout à fait supportables et une ambiance décontractée et sympa.

 

Au bout de deux jours de plage, je me suis quand même permis une petite expédition, car j'avais envie d'aller visiter Panjim et Old Goa, villes construites par les premiers européens (les Portugais de Vasco de Gama) pour servir de comptoir et de port en Inde.

 

A Old Goa, subsistent essentiellement des bâtiments religieux (basilique, cathédrale et églises) du 16e siècle, l'une d'elles contenant la sépulture et les reliques de St Francois Xavier.

 

En dehors d'un tombeau superbe en marbre et en argent, ce qui est le plus remarquable, c'est toujours la ferveur des Indiens dès que l'on touche à leurs croyances religieuses quelles qu'elles soient.

 

Pour aller là, ce fut à nouveau un joyeux périple: départ tôt le matin, dans les bus scolaires pour Margao où je dois trouver une connexion pour Panjim.

 

On me montre, o joie, une file de plus de 80 mètres...pour obtenir un ticket avant de monter dans le bus alors que normalement, les tickets sont pris dans les bus. Je m'attends à devoir patienter une bonne heure, mais le système est incroyable: en fait, vous devez glisser la somme à un guichet ou le gars, sans lever les yeux vous rend un ticket et juste derrière, vous montez dans un bus avec 15 autres bus qui font la queue derrière. Après 10 minutes, je suis assis dans un bus et dès que la dernière place est occupée, on démarre vers Panjim sans le moindre arrêt entre les deux.

 

Ca me change, car normalement, en Inde, il suffit que vous fassiez coucou au chauffeur pour qu'il s'arrête. Le problème, c'est que parfois à 40 m d'un arrêt, il y a des gens qui attendent et qui font arrêter le bus plutôt que de se déplacer vers l'arrêt officiel. J'ai déjà eu ainsi droit à 4 ou 5 arrêts successifs sur moins de 500m...

 

Pour nous, c'est un peu pénible, mais bon. D'ailleurs pour revenir de Old Goa, j'ai moi aussi adopté la technique du coucou... et ça marche. Le tout, c'est de faire arrêter le bon bus...

 

Panjim est une ville étonnante. C'est une sorte de copie conforme des vieux quartiers de Lisbonne (pour ce que j'en sais) avec les tramways en moins. De toute façon, la présence de trams est inimaginable en Inde: Un véhicule qui irait toujours tout droit sans jamais zigzaguer sur la chaussée causerait inévitablement des tas d'accidents, tant les indiens sont peu habitués à ce genre de conduite.

 

Comme je cherchais le quartier le plus typique de la ville et que je n'avais pas réellement de plan, j'ai demandé à un homme la bonne direction, il a commencé à m'expliquer et puis, comme c'était un peu compliqué, il m'a tout simplement accompagné pour me montrer les plus chouettes rues, avant de m'offrir un thé sur une petite terrasse. Super sympa.

 

Dans ce quartier plein de petites baraques portugaises très anciennes, on a vraiment l'impression d'être quelque part sur la côte portugaise ou même espagnole. On s'attendrait à croiser Linda de Souza et sa valise en carton au coin d'une rue, plutôt qu'une vache sacrée...

 

Après cette journée de balades (quand même plus de 5 heures de bus au total), j'ai décidé de resté collé ici et de ne plus bouger. Mes potes français sont arrivés avec une anglaise récupérée du côté de Hampi et qui parle un peu français.

 

L'ambiance ici est très cool. Dimanche matin, je me suis levé pour suivre dans un hôtel le GP d'Australie avec quelques anglais, deux italiens et tout le personnel indien de l'endroit, fanatisé par la présence d'un compatriote dans la course. Ils sont extra. Premier départ, procédure annulée pour cause de problème sur la grille. Les voitures quittent leurs positions au ralenti et dans le désordre pour refaire un tour de formation. Exclamation des indiens déçus: "c'est ça un départ de F1????". Un des anglais leur explique.

 

 

Enfin le vrai départ. Ils sont excités comme des puces jusqu'au moment des premiers ravitaillements. Ils ne comprennent pas les arrêts. On leur explique que c'est pour ajouter de l'essence et là, ils sont incrédules: pourquoi ne mettent-ils pas plus d'essence dans les voitures au départ? C'est quo ça pour une organisation? Au second pit-stop, ils sont encore plus énervés! Je crois que pour le prochain grand prix, ils vont se cotiser pour acheter des bidons à leur pilote pour qu'il ne doive plus s'arrêter...

 

Hier soir, on a été engagé par des anglais avec lesquels j'avais suivi du foot anglais sur une terrasse samedi soir, pour jouer un match de foot sur le sable contre des indiens qui les défiaient. On a pris une de ces raclées. La chaleur, jouer dans le sable plutôt que sur du gazon et surtout sans chaussures, ils sont nettement plus performants que nous... Ce soir on devrait se venger: les anglais les ont convaincus de faire la revanche au rugby... Comme les indiens font tous (ou à peu près) moins d'1m65 et 45 kg tout habillés et que je fais figure de nain de jardin parmi quelques colosses, je crains qu'à la première mêlée, on n'envoie une douzaine d'indiens en haute mer...

 

Avec les Anglais samedi soir, j'ai été amené à boire un petit peu excessivement et j'ai eu l'occasion de faire une intéressante constatation scientifique: après 3 bières de 650ml, soit je ne comprends plus du tout l'anglais, soit ce sont les rosbifs qui attrapent un accent épouvantable car je ne pige plus rien du tout. On a de toute façon bien rigolé.

 

On était une quinzaine et dans le resto, nous avons tous commandé à manger avant le début du match. A la mi-temps, toujours rien. Un des anglais s'est donc levé, a demandé un menu, s'est retourné vers nous en nous disant: " je crois qu'il serait plus prudent que nous commandions aussi directement le breakfast"... 5 minutes plus tard, la nourriture était là...

 

Ce matin, nous avons loué une barque pour aller voir les dauphins. Le proprio nous avait assuré qu'on en verrait et que la promenade durerait 1 heure. Au bout de 2 heures, on sillonnait toujours au large sans rien avoir vu et après 2h30, alors que l'essence commençait à manquer, on est tombés sur Flipper et quelques potes dans une petite crique. Spectacle vraiment enchanteur...

 

Ce soir, après le rugby, dernier repas à même la plage, les pieds dans le sable pendant que les serveurs viennent nous présenter sur de grands plateaux les poissons frais du jour. Un vrai délice. Je vous le conseille...

 

Demain, départ à 18h00 de Margaon pour mon dernier transfert en train vers Mumbai, précédé d'1h30 de bus pour rejoindre la gare de Margao.

Normalement, ça devrait être peinard...

 

Peut-être enverrai-je encore un message depuis Mumbai car je vais devoir passer mon samedi après-midi sans chambre mais sans doute avec mes bagages et puis je me rends compte qu'au fur et à mesure du voyage, j'ai oublié de vous raconter des tas d'anecdotes parfois assez amusantes ou étonnantes.

 

Ayez une pensée émue pour moi dimanche matin à 8h45 heure belge, au moment ou je poserai le pied à Zaventem... Le choc risque d'être dur...

 

A la semaine prochaine à Bruxelles pour certains et à plus pour les autres,

 

M le maudit (qui veut pas rentrer à sa maison)

 

 

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