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les Bronzés font du ski - 06/02/2005 A 14h21

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21/09/2006

Retour sur le net - 05/02/2005 A 13h58

 

Salut à tout le monde,

 

Sorry pour l'absence de message depuis Hampi, mais dans cette ville ils essayent de passer directement de "découvrons l'électricité" à "connectons-nous gaiement a Internet" et c'est un sacré bordel...

 

Chaque jour, les coupures de courant sont légions et leurs connections Internet sont les pires que j'ai rencontré en Asie... et c'est pas peu dire. Pour ouvrir et lire 5 messages, il m'a fallu 40 minutes et quand je me suis décidé à vous écrire, mon premier message a disparu avec le courant et le second n'est jamais parti et a fini par être effacé par erreur par le couillon qui tenait la boutique. « I help you » qu'il disait en appuyant deux fois sur back. Qu'est ce que j'ai bien pu râler (vous me connaissez...)

 

Bref, ici a Chennai (Madras) tout à l'air de fonctionner et je vais reprendre depuis Bombay qui me paraît déjà si loin.

 

Deux jours d'acclimatation et de balades dans la ville avec des soupers avec mon copain allemand et puis départ pour Hampi par un trajet que j'étais très fier d'avoir trouvé sur les plans et dont j'étais surpris que les guides n'envisagent pas...maintenant j'ai compris.

 

Départ de la gare de Bombay avec son défilé habituel de la cour des miracles avec des tas d'handicapés, d'indigents, de lépreux et de tout ce qui fait la misère de ce pays.

 

Petite surprise quand même: J'ai vu passé 4 pauvres gars, habillés de lambeaux et entravés par des cordes aux chevilles et aux poignets, entourés par 2 flics armés de leurs fameux sticks. L'un des prisonniers saignait abondamment d'un bras, mais personne n'avait l'air de s'en émouvoir. Transfert de prisonniers a l'indienne? Je ne sais pas.

 

Départ en train pour Guntakal ou je devais trouver une correspondance pour Hampi.

Départ prévu a 15h45 et on démarre à 15h45 pile... Je n'en revenais pas.

Comme j'en avais pour 16 heures de train, j'avais pris une couchette et l'airco. Grave erreur: l'airco pour eux signifie "glacière". Il faisait tellement caillant que j'ai du ressortir ma veste polaire que j'avais à Bruxelles. Seul avantage: en achetant une glace a deux boules le soir, pas de problème pour achever la deuxième boule le matin, elle conservait sans problème.

 

A part ça, rien à signaler sauf que 16 heures c'est long...surtout quand vous en mettez finalement 18... Pour ma correspondance directe, c'était aussi loupé: J’ai du attendre 2 heures pour une connexion vers une petite gare et de la reprendre un autre train. Le bonheur quoi...

 

En attendant la correspondance, je m'achète ce que je peux trouver à manger dans une gare pas du tout touristique: du pain massala... A la première bouchée, je crois mourir tellement c'est épicé. Je m'empresse d'en faire cadeau aux coolies qui attendent et je poursuis ma période de jeun. Dans le premier train à catégorie de place unique, j’étais en face d'un gars qui avait le bras droit handicapé et qui pour allumer ses cigarettes plaçait la boite d'allumettes entre ses orteils pour en gratter une. Impressionnant... Le premier qui fait ça toute une journée a Bruxelles, je lui paye une farde de Marlboro...

 

Dans le second train, j'avais la tête dans le gaz et là, j'ai été abordé par un gars sympa, parlant anglais qui doit être philosophe à ses heures perdues et qui ne m'a plus lâché d'une semelle. C'est tout ce qu'il fallait alors que je fêtais mes 24 heures de trajet dans la plus stricte intimité.

 

Il a d'abord démontrer par A+B pourquoi dans tous les domaines (art, musique, culture,...) l'Inde était nettement en avance sur l'Europe. Moi je faisais oui de la tête, en plus ça m'évitait de m'endormir et ça me rafraîchissait.

 

Puis, est venue la question essentielle qui nous a occupés durant la dernière partie du trajet: « Pourquoi les Européens mangent-ils des animaux innocents alors que la terre porte assez de fruits et de légumes pour nous nourrir? »

Excellente question, mon général. J’étais mort crevé et le gars insistait.

J'avais envie de lui répondre que si dieu a créé la sauce béarnaise et les frites, c'est aussi pour accompagner une bonne entrecôte bien saignante, mais je ne suis pas certain qu'il aurait apprécie.

 

Arrivé à Hospet, gare la plus proche de Hampi, je me paye un rickshaw pour faire les 12 derniers km car je n'ai plus le courage d'attendre un bus. J'arrive donc à Hampi à 17h45, soit 26 heures après mon départ. Maintenant, je comprends pourquoi les bouquins n'envisagent même pas de faire ce trajet en une étape...

 

Autre surprise à Hampi: tous les guides étaient d'accord pour faire l'éloge d'une guesthouse et dans le Routard, il y avait l'adresse mail. J'avais donc été prévoyant et j'avais envoyé un mail de réservation 2 jours plus tôt.

 

Surprise en arrivant: pas de chambre car pas lu le mail. Pourquoi? Parce que dans la famille, le seul qui sait lire l'anglais, et ben, il n'est pas là...

Je nage dans le bonheur.

 

Je finis par trouver une chambre dans un truc pas terrible du tout mais comme le prix n’est pas terrible du tout non plus, je m'en contenterai...

 

La suite, demain dimanche.

Bonne nuit

 

M.

 

PS: Il fait une trentaine de degrés et c'est bien agréable...

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