Star Academy - 19/12/2003 A 08h18

| Page d'accueil |

SDF - 24/12/2003 A 07h56

»

14/09/2006

Daktari - 22/12/2003 A 18h43

 
Diu, conditions climatiques inchangées... 30° : pas de neige ce matin
 
Salut à tous,
 
je profite que la chaleur est un peu moindre en cette fin d’après-midi pour vous envoyer la suite de mes petites aventures.
 
Je continue à profiter du soleil et (rarement) de la plage.
Pour ceux qui m'ont demandé des nouvelles de la nourriture, je peux dire que c'est succulent. Je ne me souviens pas avoir déjà mal mangé au cours de ce voyage. D'accord, un jour sur deux, je ne sais pas ce qu'il y a dans mon assiette mais c'est toujours une bonne surprise. Vous saviez que l'Inde comptait à elle seule plus de végétariens que tout le reste du monde?
Maintenant je sais pourquoi. Ici, une carte de resto compte 4 ou 5 fois plus de plats végétariens que de non veg. En viande, il n'y a de toute façon que du poulet ou du mouton, vu que les vaches sont sacrées (pour les Hindous) et que les porcs sont impurs (pour les muslins). Donc, malgré le nombreux choix de poulet (curry, massala, munghlai, byisani,...), je n’hésite pas à me laisser tenter par le végétarien depuis 2 semaines. J'ai ainsi découvert des préparations divines dont je ne connais toujours pas les composants. De toute façon en Inde, le plus importants ce sont les épices qui font toute la saveur. Les plats sont épicés mais vraiment pas trop: je n'ai encore rien eu d'arrache-gueule contrairement à ce que je craignais...
 
Ici à Diu, la différence avec le Rajasthan, ce sont les poissons. Ils sont excellents. Dans la plupart des restos, en le demandant, il y a toujours un serveur qui débarque avec un grand plat avec tout ce qu'ils ont comme poissons pêchés du jour. Ca va du poisson commun en mer d'Oman (il a un peu le goût de sole) aux homards (big Boy...) en passant par les crabes et d'autres crustacés. Ils vous les préparent selon votre envie pour un prix défiant toute concurrence: le homard est a 225 Rps (= 225 BEF pour ceux qui ne suivent pas). En plus vous pouvez réserver le soir pour le lendemain: ils iront alors acheter ce que vous voulez. Pour Noël, je crois que je vais d'ores et déjà me réserver un homard...
 
Pour le reste, avec Max, depuis le début de notre séjour ici, un truc nous trottait en tête: Sasan Gir... Ca ne vous dit rien? En fait, il s'agit d'un parc naturel immense situé a une bonne centaine de kms de Diu et qui abrite les derniers lions en liberté hors Afrique. Ces lions d'Asie, quasi disparus dans les années 50 sont protegés et des "safaris" sont organisés pour aller les voir. Le prix est assez élevé mais la tentation est grande... Comme d'hab' en Inde rien n'est organisé. Nous nous renseignons pour trouver un moyen de locomotion mais les prix demandés sont exorbitants pour le pays: 2000 Rps rien que pour le trajet aller-retour sans les entrées au parc.
 
Finalement, nous décidons d'y aller en bus local...ca nous reviendra à 62 Rps pour l'aller retour. Au moins, c'est dans nos prix!
Lever à 4h30 (qui a dit que je récupérais?) pour ne pas louper le 1er bus pour le continent à 5h15. Sur les 15 kms, le bus perd un morceau, le chauffeur s’arrête va récupérer un bout de métal de 50 cm qu'il jette dans son bus et repart... Arrivés a Una, c'est le sport habituel: il faut trouver dans tout ce bordel le bon bus. On finit par y arriver et en route pour le Lion's Club. La route dépasse tout ce qu'on a connu jusqu’à présent: de la vraie tôle ondulée du début à la fin. 3h30 d'enfer pour arriver sur place.
Là, c'est la zone: quelques gargotes immondes bordent l'entre du parc. On nous dit qu'il vaut mieux faire le safari a 6h30 du mat pour être certains de voir de lions, mais pour nous c'est pas possible. On loue donc une jeep avec guide et chauffeur pour un tour de 3 heures. Il s'agit en fait d'un pick-up avec deux banquettes aménagées à l’arrière. De toute façon, le confort on s'en fout: on a déjà les fesses et le dos en compote. On part donc et on voit pleins d'animaux: crocodiles, aigles, hiboux d'Asie, tortues, des tas d'antilopes et d'oiseaux... mais pas de lions. Les gars ont beau chercher (leur bakchichs en dépend), rien, niks, nada, nothing: ces saloperies de lions ne se montrent pas. Le visite est vraiment superbe mais nous sommes déçus a mort: tout ce trajet pour (presque) rien, mais c’était le risque a prendre, on le savait.
 
En sortant, nous attendons le bus. Comme il n'y a pas de bus stop, on fait confiance aux gens du coin pour arrêter le notre. Ce qu'ils font avec diligence. Le bus n'est pas plein, c'est déjà ça. Au bout de 3 kms, on s’arrête devant une petite échoppe et le chauffeur et son contrôleur vont chercher des bidons d'eau pour remplir le radiateur. On n'est pas encore arrivés à Diu! Au bout d'1/4 heure, on repart... enfin on devrait: le chauffeur a beau tourner la clé de contact, rien... Le démarreur est mort. Nous, on ne pige rien mais une dizaine de personnes descendent et... poussent le bus. A ce moment, Max et moi nous nous regardons et on pense la même chose: en fait, on a encore rien vu, en Inde TOUT est possible, absolument tout...
 
On repart et à chaque arrêt le bus se remplit un peu plus. Si 5 personnes descendent, il y en a 11 qui montent. A un moment le bus est plein comme un œuf. Les gens sont agglutinés les uns contre les autres. C'est vraiment l'enfer. Il faut le vivre pour savoir ce qu'est la promiscuité en Inde. La porte du bus reste ouverte et il y a des gens à moitié pendus dans le vide. Nous sommes crevés, nous avons avalé de kgs de poussière toute la journée et nous sommes compressés pendant plus de 2 heures d'une manière quasi insupportable. On arrivé à Una en ayant rempli 6 ou 7 fois le radiateur mais sans caler (heureusement) et nous sommes épuisés. Là, on doit retrouver un bus pour Diu et à peine installés une famille indienne me demande par la fenêtre "Diu?". Je fais oui de la tête et le gars continue à me poser des question en gujarati (enfin, je crois)... Tout le monde rigole dans la gare routière en voyant mes gestes pour expliquer que je maîtrise difficilement sa langue et qu'il ferait mieux de s'adresser à un autochtone... Finalement il monte : mes explications ont dû lui convenir. Le bus du retour a aussi sa particularité: le radiateur donne dans l'habitacle et il n'y a pas de bouchon. Ce qui fait qu'à chaque mouvement ou à chaque freinage, il y a une giclée d'eau qui sort et se répand sur les premiers rangs. That's India...
 
Heureusement le soir, on mange super bien.
 
Ce lundi matin, Max est parti en bus couchettes pour Bombay. 24 heures de route, ça promet. Je l'ai accompagné au bus stop. Le convoyeur du bus en voyant son ticket en anglais est parti pendant 10 bonnes minutes à la recherche de quelqu'un pouvant déchiffrer l'anglais... et il est revenu avec... le barbier situé à côté du bus stop pour les explications. Trop fort!
 
Moi, je suis allé visiter le fort situé à la pointe de l’île. Il donne directement sur la mer et a été construit par les Portugais. C’était très bien. Je me suis de nouveau fait interpellé par une école et j'ai de nouveau dû poser avec chaque prof. Je crois que je suis en train de devenir très populaire dans l'enseignement en Inde...
 
Ensuite j'ai croisé une famille de 17 personnes qui venaient en excursion et qui parlaient tous l'anglais.. même le petit bout de 4 ans. C’était très sympa. Je suis sorti en même temps qu'eux et ils sont tous (17) montés dans une Range Rover d'ici pour le retour.
 
Bon, je vous laisse. Je suis complètement mort et je me suis promis de glander ici et sur la plage au moins jusqu’à Noël. Ma superbe chambre devrait être libérée le 27 car l’hôtel est plein à partir de cette date. Je cherche une autre chambre mais tous les hôtels font de la surenchère pour le nouvel an. On verra bien. Je vous tiens au courant.
 
Passez toutes et tous un excellent réveillon de Noël et à bientôt,
 
 
Michel

Les commentaires sont fermés.