Namaste - 10/12/2003 à 13h55

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Only in India… - 12/12/2003 A 08h35

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12/09/2006

il fait trop chaud pour travailler - 11/12/2003 à 12h26

 
Udaipur - 34 degrés - 16h00
 
Salut tout le monde,
 
ayant enfin trouvé une connexion digne de ce nom, je poursuis mon petit récit de voyage.
 
En quittant Jaisalmer et son désert, nous nous sommes rendus (4 belges et deux chauffeurs) vers Jodhpur. Le trajet est reste égal a lui-même avec son lot de bestioles traînant partout sur les routes, des villages incroyables traversés et partout cette misère inimaginable qui vous colle à la peau.
 
Arrivée à Jodhpur où je visite seul (trop cher pour les autres) le palais le plus incroyable du Rajasthan.
 
Inde_2003_001b

Il s'agit d'un fort gigantesque surplombant la ville. A l'entrée, on reçoit un Walkman avec le choix de la langue. C'est facile et on échappe aux traditionnels guides qui vous collent au cul partout ailleurs.
 
A la sortie du fort, échoppe du plus célèbre marchand d'épices d'Inde: il vend tout ce qui se cultive ici et en plus, en achetant, il vous demande votre adresse e-mail pour envoyer plus de 100 recettes du coin... dans la langue de votre choix. Je crains de tout recevoir en flamand car il n'avait pas l'air de piger que je parlais flamand avec les autres mais que je préférais avoir les recettes en français.
 
La ville est superbe vue de haut: plus de la moitié des maisons sont peintes en bleu turquoise en référence à la couleur de Bramah, le dieu vénéré ici. Le soir, nous nous rendons en ville mais la pollution est telle qu'au bout de deux heures et demi, nous prenons un rickshaw pour rentrer à hôtel pour manger. J'essaye enfin le poulet tandoori: c'est un régal. Je croise un jeune couple d'anversois qui sont en route depuis le mois de septembre et qui voyagent à travers le monde jusqu'en octobre 2004... Je me demande ou ils trouvent le fric. Je rêve de les accompagner!
 
Le soir, nous nous arrangeons avec les chauffeurs pour pouvoir continuer encore un peu ensemble... et ça fonctionne. Pourtant au départ rien ne correspondait: ni les lieux de visites, ni les hôtels, ni les dates, rien... mais ici "Everything is possible my friend". Nous partons donc pour Ranakpur ( Fred, sur ta carte c'est à mi-chemin entre Jodhpur et Udaipur! Tu ne trouves pas? ça m'étonnes pas). L'endroit est paradisiaque. Il y a quelques hôtels perdus dans la nature autour du plus grand et du plus beau temple Jain d'Inde. La visite du temple est un bonheur: le temple est en marbre blanc soutenu 1444 pilastres toutes sculptées différemment. C'est beau et ça prête vraiment a la méditation. Autour du temple, des dizaines de macaques se baladent à la recherche de la moindre nourriture qu'ils disputent aux enfants du coin. Dur dur. ( Petit intermède pour vous dire qu'une vache passe son museau par la porte du petit local et que je dois faire gaffe à mon sac. Ca va, elle se casse).
 
Notre hôtel est composé de 2 belles rotondes et d'un immense jardin avec terrasse. C'est calme et ça fait vraiment du bien de se poser un peu. Nous décidons de rester 2 nuits ici pour faire un trekking le lendemain. Ah oui, j'oubliais: il y a une piscine mais elle est vide. Il faut dire que c'est l'hiver et qu'il ne fait qu'une trentaine de degrés. Vous comprenez? Le lendemain matin, petit problème: Vicky n'est pas bien et Danny ( mon junkie préféré) est carrément a l'agonie. Jusqu'à présent, j'en ai croisé quelques-uns qui avaient manifestement de sérieux problèmes intestinaux... et ce n'est rien de le dire. Pour moi, jusqu'à présent tout va bien: je fais une prière a St Imodium tous les jours. Par contre, je ne mange qu'indien et une fois sur trois, je ne sais pas du tout, ni ce que je commande, ni ce que je reçois... mais c'est quasiment toujours excellent.
 
Donc, pas de trekking: rustdag. J'en profite pour faire une lessive et pour lire un peu. Le gars de l'hôtel veut m'enseigner les rudiments du cricket mais le résultat n'est pas extra ( comme Philou à la Game Cube...).
 
Fin d'après-midi, nous nous rendons à pied à un superbe lac pour le coucher du soleil. L'endroit est superbe et nous sommes suivis par quelques gosses d'un village traversé. Ils sont d'une saleté insupportable mais adorables. L'idée de descendre dans le lac nous effleure mais d'en haut, nous voyons un serpent de plus d'un mètre en train de nager. Ca nous refroidit un peu (n'oubliez pas que c'est l'hiver...) et nous restons prudemment dans les rochers. Bien nous en prend: l'hôtelier nous explique qu'il y a encore des crocodiles dans ce lac. Il aurait pu prévenir ce con!
 
Le soir, nous assistons au loin à un feu d'artifice digne du 21 juillet. Il parait que c'est pour un mariage. Et c'est là que se trouve tout le contraste de ce pays: l'après-midi, nous sommes avec des gosses qui ne mangent sans doute pas toujours à leur faim et le soir nous assistons à ce déballage insupportable de richesse. C'est vraiment ça, le plus dur à vivre.
 
En fin de soirée, apparaît le 1er (et dernier jusqu'à présent) américain du séjour. Il commence à discuter avec moi en payant bière sur bière: il dit qu'il est tout content de trouver un européen qui accepte de lui parler. Il prétend être victime d'ostracisme à cause de la politique étrangère actuelle de son pays. Avec ce qu'il paye comme chopes, je ne me rappelle même plus qu'il est américain. Je termine la soirée (nuit?) dans un état avancé. Heureusement que je ne conduis pas. En route pour Udaipur. Trajet pénible car nous traversons une chaîne de montagnes et qu'au milieu des lacets les vaches s'en foutent... On fait plusieurs arrêts pour admirer le paysage.
 
A Udaipur, on se retrouve dans un hôtel de luxe... mais ma chambre est située dans une tente de touareg sur la terrasse: c'est vraiment super. Je n'ai pas de clef mais je dispose d'une grande caisse qui ferme pour mes bagages. C'est très bien. Nous nous rendons tous les quatre à Udapuir et nous quittons rapidement Truda et Danny pour nous balader dans cette petite ville ( à peine 500.000 habitants). C'est sympa. Le soir nous nous retrouvons dans un resto super agréable au bord du lac où nous mangeons divinement bien à la lueur d'une bougie. Chouette soirée.
 
Retour a hôtel en rickshaw. Je dois négocier à la fois avec le taximan et avec Danny qui dit Ja Ja à chaque fois que le gars descend de 5 roupies. A la fin, le gars du rickshaw ne pige plus rien et je crains même qu'il ne me refile de l'argent à l'arrivée. Nous prenons encore un verre sur ma terrasse. Il fait un peu frisquet mais ca reste agréable... même en t-shirt.
 
Ce matin, dure séparation: il n'y a plus moyen de faire autrement vu que des tickets de train nous attendent tous... mais pour moi ils sont ici. J'ai un solide coup de cafard en me retrouvant tout seul dans ma chambre et je pars donc visiter le palais local. Il est aussi impressionnant que les autres.
C'est vraiment incroyable le contraste qu'il y a entre la richesse affichée par ces Maharadjas et la misère du peuple. Je n'arrive pas à m'y faire. En sortant, comme d'hab, je me fais accoster par un rabatteur. Ceux-la, je les étriperais bien. Ils se trouvent toujours aux endroits stratégiques et ils abordent les touristes dans leur langue avec le même discours: " je suis étudiant, je veux juste parle le français et vient voir très belles choses ici" Ils s'y prennent de telle manière qu'il est quasi impossible de refuser et qu'on se retrouve toujours dans une boutique pour acheter quelque chose... à des prix prohibitifs.
 
Maintenant quand ils me disent qu'ils sont étudiants, je leur demande ce qu'ils étudient et je leur pose des questions en leur disant que j'ai fait les mêmes études qu'eux. J'ai déjà ainsi été à peu près tout ce que vous pouvez imaginer de médecin à avocat. C'est le meilleur moyen pour les envoyer à la merde.
Avant de venir vous enquiquiner avec ma prose, j'ai croisé un sadhu (les prêtres locaux, multicolores et plus sales que les chameaux de Jaisalmer) qui m'a demandé " Speak English?". Suite a ma réponse positive, on s'est assis sur des marches et il a commencé à me parler en ...hindi pendant plus d'une demi-heure. J'ai cru que je ne pourrais jamais m'en débarrasser. Finalement j'ai pris une photo de lui et je me suis cassé. N'empêche que j'aimerais bien savoir ce qu'il voulait me dire...
 
Ce soir, soirée cinéma: Octopussy (James Bond) a été tourné en partie ici et pas mal (pour ne pas dire tous) de guest houses proposent le film tous les soirs sur leurs terrasses.
 
Demain soir, je me casse tout seul pour Ahmadabad en train de nuit avec 10 heures de trajet (pour moins de 300 kms). Et quatre heures après mon arrivée je prends un autre train pour Rajkot, ville natale de Gandhi. Tout ça, c'est dans le Gujarat.
 
Là-dessus je vous laisse et faites gaffe au verglas.
 
Grosses bises
 
 
Michel

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